vendredi 13 mars 2009

"YOU KNOW IT'S GETTING HARD TO FLY..."


Ca fait déjà plus de trois semaines, mais je suis autant motivée pour cette note qu’on l’était pour le concert.
A se demander ce qu’on faisait là, jusqu’aux toutes premières notes. Heureusement, le regard de chien battu de l’un, l’arrogance de l’autre, et leurs morceaux qui font mouche ont eu raison de nous.

Marseille, presque un an après. C’est qu’on commence à être des habituées de toutes ces villes. La gare St Charles, un passage express au Monop’, et une recherche infructueuse de fourchettes plus tard, je découvrais l’hôtel. Et notre chambre en plein centre-ville, à deux pas du vieux port, au même prix qu’un Formule 1 totalement excentré. On a même pu manger nos petites salades en compagnie d’Ariel Wizman, si ça c’est pas la classe...

Après, il a fallu se motiver, y aller presque à reculons. Et ça ne s’est pas arrangé à la découverte du public présent. Malgré ça, malgré les quelques chercheurs de tickets et malgré la forte tentation de refiler les nôtres, vers les 19h on était dans la salle, deuxième rang à droite. Et pour une des rares fois, le premier rang était majoritairement masculin.

Un peu après 20h, on a vu les Free Peace débarquer pour un set de près de 40 minutes. Pas emballée au départ par leur nom, je ne l’ai pas été plus en concert, mais ça restait largement supportable et écoutable.

Et puis 21h30, et Oasis. Et finalement, j’étais bien contente d’être là, de les revoir, de retrouver l’allure de Liam et la façon de jouer de Noel.

Près d’1h45 de tubes mythiques et d’airs entrainants, de chansons cultes et de morceaux efficaces. Leurs énormes spots surplombant la scène et les écrans géants du fond donnant une allure impressionnante à la scène. Les couleurs se répétant au gré des chansons, les multiples guitares de Noel, le tambourin de Liam et sa voix particulière, les autres musiciens un peu en retrait... Les mots rapides de l’un, l’autre qui ose un peu plus, à nous en faire rire parfois, avec la complicité de sa future-ex. Les quelques minutes chiantes de Wonderwall mais les frissons d’un Don’t Look Back in Anger acoustique.

On parle souvent d’Oasis. Du Oasis de scène. De celui qui s’en fout, balance ses morceaux sans rien de plus, ne bouge pas d’un pouce pendant une heure et demi et chante faux en bredouillant les paroles. Et pourtant, pour la deuxième fois, leur réputation n’a pas eu confirmation. Évidemment, tout n’est pas à 100% juste. Évidemment, ils ne sont pas du genre à nous offrir du grand spectacle. Évidemment, ils assument leurs personnages. Évidemment, ils gardent une certaine distance et une certaine froideur.

Mais bordel, ce soir-là, c’était quand même un putain de concert d’Oasis.

Au point d’attendre devant les grilles jusqu’à 2h du mat’. A abandonner devant le froid et l’espoir qui s’effiloche avec les minutes, mais à en gagner un médiator.


Intro : Fuckin' In The Bushes / Rock 'n' Roll Star / Lyla / The Shock Of The Lightning / Cigarettes & Alcohol / The Meaning Of Soul / To Be Where There's Life / Waiting For The Rapture / The Masterplan / Songbird / Slide Away / Morning Glory / Ain't Got Nothin' / The Importance Of Being Idle / I'm Outta Time / Wonderwall / Supersonic // Don't Look Back In Anger / Falling Down / Champagne Supernova / I Am The Walrus.


[ photos ]

2 commentaires:

dpc a dit…

[...Et l'on entendit au loin la complainte du désespéré photographe privé de passe photo bercÿen.]

Bouhouhouhou

Zys. a dit…

Oh, quelle surprise de te voir par ici !
Dommage en effet pour Oasis, je compatis. Tiens, pour le coup, il faudra rattraper ça avec Ghinzu. (Oui il n'y a aucun rapport, et alors ?)