jeudi 12 juillet 2007

"J'AI DES VISIONS COMME DES COULEURS..."


Arras et le Main Square Festival pour la suivante. Un 30 juin en forme de rappel. La petite dose bonus. Avec Air, en cadeau. 2 bonheurs en un.

Traverser la France. Attraper un Raphaël à l’étape parisienne, et des câlins au goût de biscuit. Découvrir la ville du Nord avec lui. Les toits pentus, les murs boisés. Les affiches du festival placardées partout. Un aperçu de Tryo pendant quelques minutes, là dans la petite rue. Le manque de bancs. Rejoindre Flo et la petite troupe, direction l’hôtel. Souci technique, contretemps, mais une chambre pour la nuit. Fermer les yeux devant Taratata.

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Trainer la valise bleue jusqu’à la gare. Retrouver le reste du groupe. Poser nos affaires dans la voiture. Parcourir les allées du marché. S’avancer dans les rues. Entrer dans l’abbaye. Se glisser dans la file en fin de matinée, un sandwich à la main. Organisation foireuse. Des tas de places perdues. Avancer étape par étape. Et la dernière, la pire. Les dernières barrières qui s’ouvrent, aucune retenue, la débandade. Regard incrédule. Les chercher. Nous retrouver à 5, les autres un peu plus loin.

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Peter von Poehl. Sa voix douce, son talent, sa simplicité, son charme tendre. Les commentaires désobligeants qui nous entourent.

Air. Serrer fort sa main. La magie. M’envoler. Nos bras levés, liés, à nous trois. Les commentaires qui continuent. Ambiance irrespectueuse. Déception. Rage. Mais profiter, malgré ça. Chanter encore plus fort. Lever nos mains encore plus haut.

Indochine. Pour la première fois de si loin. Pour la première fois mes mains ne touchent pas la barrière. Les jeux de lumières, les ombres, un regard différent. Une setlist diminué. Sans grosse surprise. Si ce n’est Mao Boy dans les débuts, et la version piano de 3ème sexe sous la pluie. Magique. La fin sur L’Aventurier et You spin me round. Parfaite.

Soirée qui continue dans les rues arrageoises. Un verre pris en vitesse. La gare. Le sol froid en attendant l’ouverture. Les yeux qui papillonnent.

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Somnoler en attendant l’heure du train. Acheter le journal du jour. Des pages et des pages sur la soirée de la veille.

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