samedi 2 juin 2007

"ON VOUDRAIT QUE PLUS RIEN NE S'ARRÊTE..."


La toute dernière, pour de vrai. Celle qui compte le plus. Bercy, le 19 mai... LE Bercy.

Vendredi 18 mai. 6h33. Gare de Montpellier. Deux heures de sommeil derrière moi. Voiture 11 presque vide. Jour qui se lève. Ciel bleu. Penser à eux déjà là-bas. A la journée qui attend. A la soirée prévue. A eux tous. Profiter des deux sièges côte à côte. Dormir un peu, tête sur mon écharpe, chaussures au sol.

Gare de Lyon. Métro. Air libre. M’avancer vers Bercy. Reconnaître Julien de loin. Sourire aux lèvres d’un coup. Ca y est, j’y suis, ils sont là. C’est parti. 5 minutes après, retrouver Raph’, Pauline, ‘Chinette et Mel. Distribution de câlins. Elle qui nous rejoint. Distribution de croissants. Installation dans la file de tentes. Le soleil, notre groupe qui s’agrandit au fil de la journée, les parties de carte, les photos, les rires qui éclatent, les câlins. L’apéro, la pluie qui nous surprend, nos vêtements trempés. La foule impressionnante à la nuit tombée. La surprise Caro et les larmes de notre Indienne.

Une heure de sommeil, peut-être moins. 5h, arrivée massive. Recherche d’un café. Et deuxième journée d’attente. Grand ciel bleu. Coups de soleil. Des bonjours un peu partout. L’Indostudio telles deux groupies autour de Flo. On vadrouille, on s’éparpille, on profite de tous se retrouver là. Toutes ces personnes, rencontrées au gré des concerts, dans le Nord, dans le Sud...

[...]

Les mains sur la barrière. Elle avec moi. Eux à côté. Les autres là-haut. Et 17 000 personnes derrière nous. Difficile d’y croire.

Pravda. La pression sur mon dos. Qui me fait avancer. Petit à petit. Premier rang. Bercy. Premier rang. Je suis à Bercy et je suis au premier rang. Impression irréelle.

Public en folie. Sécu débordée, hallucinée. Taper des mains en rythme. Pression qui monte. Fille au tambour. Larmes aux yeux. Une, deux, trois... Multiplication. Disparition. Dunkerque. Coup de téléphone vers l'Est. Ceremonia. Larmes qui coulent. Premiers sanglots. Intro d’Alice & June. Résonance étrange. Et puis, plus de son. Problèmes techniques. Pause. Le diable parmi nous. Nouvel essai. Pas concluant. Et de 3. Une dizaine de minutes. Bercy qui reste vivant. Qui vibre au son de ses 17000 âmes pas décidées à laisser tomber l’ambiance. Nicola au micro. Première fois en 26 ans. Et puis ça repart. Enfin.

De Marilyn à Crash Me, 17 000 personnes à l’unisson. La barrière me broie les côtes mais je n’y pense même pas. Les larmes dans mes yeux n’ont rien à voir avec la douleur. Ce soir. Cette soirée. Exceptionnelle. Unique. Point culminant de la tournée. Je la vis comme la dernière.

Et le moment tant attendu par tous. Un rideau dans le fond. Qui s’ouvre. Nous laissant découvrir les dizaines de musiciens. L’orchestre philharmonique d’Hanoi. Là, devant nous, pour nous. Les premières notes forment une bulle autour de nous, tout n’est que magie à l’intérieur. Salômbo. Je suis transportée, en pleurs, les yeux fixes. Justine suit. Sweet Dreams, Tes yeux noirs, 3ème sexe et Pink Water ne verront pas mes larmes s’éteindre. Nous les remercions au plus fort de nos voix, au plus fort de nos mains. J’aurais pu me mettre à genoux pour ce qu’ils nous ont offert.

La comptine détraquée de Vibrator, les émotions uniques de Punishment Park, la folie légendaire de L’Aventurier. Mes yeux qui brillent. Mes joues toujours humides.

Et la surprise. Le rappel prévu depuis si longtemps et encore jamais joué. You spin me round. Sourire aux lèvres. Bonheur extatique. Je les aime.
Il ne reste que Talulla puis je m’effondre en larmes. Je me blottis dans les premiers bras qui m’entourent. Le corps secoué de sanglots interminables. Une dizaine de minutes plus tard, l’air frais, la fontaine. Les yeux embrumés. Les larmes inépuisables. Je passe de bras en bras. Encore sous le choc.

[...]

Jamais groupe ne m’a tant fait rêver. Jamais groupe ne m’a tant émue. Jamais groupe ne m’a jamais tant fait pleurer. Jamais groupe ne m’a tant émerveillée.

Je crois que j’y ai laissé un bout de moi.

samedi 14 avril 2007

"J’AIMERAIS QUAND MÊME RESTER UN PEU LA..."


Et hop, deux de plus.

Besançon, le 7 avril. Date tant convoitée par des dizaines d’Indochinois. Une des plus petites salles.

Vendredi 6 avril, 1h ou peut-être 2 de sommeil, et pourtant la grande forme. Départ pour le week-end tant attendu. Et avec elle, en plus. La gare de bon matin, comme souvent. Les deux mexicains. Mélange d’espagnol et d’anglais. Téléphone. Gael Garcia Bernal. TGV. Lyon. Corail. Train bondé, se séparer, et se retrouver quelques gares plus tard. Besançon qui se fait désirer, et enfin. Soleil. Café en face de la gare. Même pas envie de manger. Préparer quelques Free Hugs, et aller accueillir notre premier compagnon de week-end. Photos, bronzage, coups de soleil, couettes, guitare, coups de fil. Après-midi qui passe. Et puis eux qui arrivent, enfin. Autour de nous, dans nos bras, avec nous. Câlins immenses. Croiser quelques autres Indofans. Têtes connues, habitués tout droits arrivés de Paris. Des A demain lancés, et un Joyeux anniversaire au tout nouveau majeur. De nouveau le parking, de nouveau des photos, de nouveau des rires. Bonheur tactile, du bout des doigts, on pourrait rester là des heures. Le soir qui approche, le bus qui arrive, et J’ai demandé à la lune qui nous invite à l’intérieur.

Les péripéties pour arriver jusqu’à l’hôtel. L’installation dans les chambres. Le petit couple du soir qui revient les bras chargés. Sandwiches, boissons. Des photos, un dvd, à 7 sur le lit.

[...]

Le jour même pas levé. Le réveil qui sonne, tituber jusqu’à la douche. Finir de remplir le sac pour la journée. Sortir dans l’air frais du matin, avec les petits courageux, un café chaud entre les doigts.

Le Micropolis et le décor de tentes. Des têtes connues qui émergent. Les couvertures de survie sur nos épaules. Les heures qui filent vite. Le soleil qui réchauffe. Les habitués qui arrivent. Les discussions qui naissent de tous les côtés. Les moins courageux de la troupe qui nous rejoignent. Notre carré VIP. L’intruse. La file qui s’agrandit bien vite. Le soleil qui tape. Fort. Les joues rouges. Les excursions aux toilettes. Eau froide sur le visage. Les photos. Souvenir avec Alain. L’Indostudio.

La folie d’un coup. On se lève et on court. Les barrières juste devant moi. La dernière attente. La tension qui monte. Ca approche. Ouverture. Sac ouvert, fouille, billet, courir, rituel d’habitués. L’intérieur dans le noir. Courir. Devant. N’importe où. Puis sentir la barrière sous mes doigts. Enfin. Un coup d’œil en arrière. Elle arrive. Lui suit. Nous y voilà, tous les trois. Le premier rang. A gauche. Au coin de l’avancée. La meilleure place.

Hopper sur scène. Nos héros de la soirée. Nos applaudissements synonymes de merci.

Le rêve qui recommence. Le rêve, à chaque fois le même, à chaque fois différent. De ma place, je suis à deux doigts de me croire sur la pelouse, parmi eux. Je plane, je vibre. Les mêmes émotions sur les chansons. Mais chaque fois plus fortes. Ce soir où Starlight résonne dans ma poitrine. La folie en moi. La folie autour de moi. Une ambiance particulière. Les cœurs du public qui s’envolent au-dessus de nos têtes. Le Micropolis ne fait qu’un, ce soir.

Les dernières chansons qui s’égrènent, Talulla qui retentit trop vite. C’est la fin du rêve pour aujourd’hui. On s’y accroche encore un peu, ne voulant descendre trop brutalement. De longues minutes à discuter avec Hopper. Une affiche à la sortie. Et retrouver les autres.

L’arrière de la salle. Les barrières. Un peu d’espoir. Le bus passera. Sortir du parking, attendre devant le portail lourd. Attendre, encore. Notre groupe de moins en moins nombreux. Et puis les phares qui nous illuminent. Alain qui descend, pousse les deux portes. Le bus passera. Devant nous. Des signes de la main derrière les vitres. Dernière image du rêve.

L’hôtel, le refus de dormir. La tête trop légère pour la laisser se poser sur l’oreiller. Alors on retarde. Mais les bâillements et les yeux qui piquent auront raison de nous.

[...]

Quand je me réveille le lendemain matin, ils sont partis. On dessine toutes les deux du coin de nos cœurs le mot fin en montant dans le bus, en face de notre hôte de la veille. Retrouvailles avec la gare. Besançon.


[...]


Rouen, le 10 avril. Quelques jours plus tard. A peine. Je ne suis pas encore remise du week-end que l’aventure recommence déjà. Ou continue, au choix.

Fatigue plein la tête, plein le corps, et pourtant un train très tôt. Paris, métro, retrouver le petit groupe à St Lazare, train pour Rouen, 5 places libres au bout, gare, métro, bus, Zénith, quelques Indochinois, bises, hôtel, Zénith. Et puis retrouver les miens là-bas, les serrer dans mes bras. Trouver tant bien que mal une place sous le soleil. Chacun son cm². Bien vite les premières grilles qui s’ouvrent, la folie, ça court, dingue, hop une fille entre les barrières, on ne bouge plus. Longue attente qui suit. S’asseoir à tour de rôle. Eau au citron, Pailles d’Or framboise, Petits Ecoliers, tour aux toilettes, annonce de deux premières parties, Indostudio en retard sur fond blanc, … Et puis enfin l’ouverture. Fouille du sac, courir, bordel pour l’étape billet, encombrement, courir encore, et finalement, deuxième rang face à Oli, avec lui.

Le Zénith qui se remplit petit à petit. Son étonnement devant la taille de la salle. Pause sur le sol. Et puis Lipstick Traces. La chaleur. La tête qui tourne. S’accrocher. Ne pas lâcher. M’asseoir sur le sol, air frais. Le corps qui se remet. Se relever. Oxygen. Applaudir gentiment. Suivre la musique. La tête ailleurs. Compter le temps. Mes jambes qui flanchent. Les yeux qui se ferment. Les oreilles qui se bouchent. Non. Je ne peux pas. Je ne veux pas. Et pourtant, quelques secondes plus tard, mon corps par-dessus la barrière. On me dépose dans le fauteuil. On m’emmène un peu plus loin. Une chaise. Je suis loin d’être seule. Gobelet en plastique. Eau fraiche. Je bois, lentement. Sucre. Laisse fondre les morceaux sous la langue. Regagner la foule. La scène, loin, là-bas. Pincement au cœur. M’avancer. Oser. Un regard vers lui. Tenir mon but. Gagner un mètre. Deux. Quelques centimètres. Grignoter les places. Implorer. Et y arriver. Me revoilà avec lui. Là, devant. Soulagement. Un dernier morceau de sucre englouti. Et on y va. E-Talking...

Les chansons tant entendues, l’enchaînement habituel, les gestes cultes en avance. Ambiance difficile à démarrer. Public si différent de 3 jours avant. Beaucoup de baptêmes indochinois, ce soir. Ça monte, petit à petit. Jusqu’à la fin volcanique. Mao Boy. L’inespéré rappel véritable. On y croit à peine. La foule déchainée. Exaltation. Explosion.

[...]

Acheter un t-shirt à Alain. Le troisième. Le violet. Les rejoindre. Les quitter. L’hôtel.

[...

jeudi 22 mars 2007

"ET MÊME AU PARADIS, ON RESTERA GRAVES DANS NOS MEMOIRES"


Toulouse, le 6 mars... Soirée avec Steph, la veille. Nuit blanche à regarder les dvd lives. Tram, boulangerie, attente, S. et sa voiture. Autoroute, Béziers, changement de voiture, autoroute, pause café, route encore. Et puis Toulouse, et le Zénith, et Pauline et Jeff. Reconnaître quelques habitués. Rire doucement de certaines personnes. S’échapper le temps d’un café. Rejoindre tant bien que mal les files déjà formées. Des heures encore à attendre. Debout, les uns contre les autres. Un bordel innommable. Indostudio par deux fois qui permet de quitter un peu la foule pesante.

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Le premier rang. Face à Oli. Avec Elle à ma gauche. Notre premier vraiment ensemble, coude à coude, accrochées à la barrière.

Hopper sur la scène, sortir ma vieille affiche. Regards. Clins d’œil. Reconnaître quelques airs. Peu de réactions dans la fosse mais pas pour nous. Profiter, bouger, murmurer, leur montrer. Nos yeux captivés par le jeu de Jean.

Et enfin leur tour. Le rideau agité de tambours, les tic tac et leur Promesse, les premiers airs de Dunkerque, Ceremonia qui enchaine, et c’est parti pour Alice & June, on garde le rythme avec Marilyn et encore Adora et Punker, avant de retrouver Gang Bang. Accalmie de l’atmosphère pour Ladyboy, puis les minutes religieuses de J’ai demandé à la lune. Et Starlight pour la première fois, et les frissons quand elle prend là à l’intérieur pour crépiter partout dans le corps. L’ambiance particulière de June. Briller sur Electrastar. Les doigts levés pour 3 Nuits par semaine. Les bras tendus pour Miss Paramount. Les yeux qui se balladent sur scène pour fixer les fous rires de Marco, Matu et Shoes. Popstitute, Stef II, Astroboy qui passent en vitesse. Et déjà le premier rappel avec Crash Me qui me vide le corps et m’explose le cœur. La pause et le calme, les tabourets qui se mettent en place, et une invitation à voter pour les Wampas à l'Eurovision, ponctuée d'un "Il faut que vous faites...", faute de français corrigées par les cris du public. Un Joyeux anniversaire montant dans le public. Un Nicola interloqué, qui met quelques secondes pour comprendre de quoi il s'agit. "Mais ... Y'a pas d'anniversaire aujourd'hui ...hmm" suivi d'un "Ahhh oui ! Non mais en fait aujourd'hui c'est les un an de la tournée, merci, merci beaucoup". Leurs guitares sur les genoux, et la petite surprise de Révolution. Justine, Salômbo, et La colline des roses, je ne m’en lasserais pas. Et c’est alors qu’arrive le moment tant attendu. Celle qui m’intriguait depuis des mois à l'idée du live. Vibrator en forme de comptine qui se détraque et explose. Punishment Park accompagné de nos visages. Nos sourires. La fin qui se sent du bout des doigts. Pink Water et c’est bientôt terminé. L’Aventurier et on saute et on crie et on vibre, du plus fort possible une dernière fois. Et c’est Talulla qui nous recueille doucement sur Terre.

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L’arrière du Zénith. Les barrières, le sol trempé, les fans de moins en moins patients qui désertent. Camille, sa caméra, un petit tour, et plus tard on se retrouvera sur le net. Aurélia, Dorothée, Jean et Romain qui passe la limite tant convoitée. Un appel, un coup d’œil vers l’affiche que je tiens entre mes mains, leur air étonné. Discussion, souvenirs, émerveillés, dédicaces, et la grosse surprise pour Elle. Son nom sur la liste. Le temps qui les presse, leur train qui ne les attend pas, mais on se retrouvera. Et puis enfin le bus qui se profile aux abords des grandes portes. Eux qui se faufilent, la porte noire qui se ferme, le moteur qui démarre, le portail qui s’ouvre, nos signes désespérés, et le bus qui passe devant nos regards indécis. Minuscule aperçu teinté de rêve.

Reprendre la route sous le ciel noir qui pleure. Lumières floues de la ville. Berceuse de la route qui se déroule. Paupières qui se ferment sur cette soirée pailletée et le clin d'oeil d'Oli recueilli à la fin..


[...]


Bordeaux, le 17 mars... Le 16, le train jusqu’à Toulouse, le café, Julie. Puis Pauline. Péripéties dans le train qui nous mène à Bordeaux. Retrouvailles avec Lindienne. Le tram, traversée de la ville, découverte.
Soirée passée entre bavardages et eux dans nos oreilles. On rêve à demain.
Une petite nuit. Excitation. Début d’après-midi, la Patinoire. Se balader dans les files. L’Indostudio et profiter de l’occasion pour tenter. Oui. Il sera avec nous. Devant nous.

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On y est. Samedi 17 mars, 19h30. A quelques centaines de kilomètres de chez moi, et après 5h de train la veille, je vais retrouver Indochine pour la quatrième fois de l’Alice & June Tour.

Mais d’abord, Pravda. Rock simpliste teinté d’électro. Set rapide et efficace.

L’attente habituelle, les chansons de fond que l’on connaît bien, et puis le signal. Les tic-tac, cette musique qui résonne, l’adrénaline qui monte, les filles aux tambours, et les prémices de Dunkerque. Premier rideau, et voilà le départ. Deuxième rideau, et sans m’y attendre je plonge, emportée. Les jambes qui remuent, le corps qui saute, les bras qui se balancent, la voix qui porte, le sourire qui colle aux lèvres, les yeux qui brillent.

La communion. Ce petit truc particulier. En croquer chaque morceau. Ce groupe. Ce putain de groupe. Oli en face de moi. Nicola à l’aise comme jamais. Boris déchaîné. Les trois compères du fond toujours aussi complices.

De nouveau la surprise. Lou. Pour la troisième fois avec eux, pour la seconde devant mes yeux. Plus à l’aise. Plus souriante. Plus passionnée. Il y en a un qui doit être sacrément fier, là-haut. A coup sûr, ce soir, il a vibré avec nous.

Et le bonheur de la soirée. Pour nous toutes. L’habituelle berceuse qui commence et Nicola qui se dirige de notre côté. Un signe de sa part, et quelques secondes plus tard, mon petit protégé est à ses côtés sur scène. Sourire éclatant. Comme si j’y étais, là-haut, avec eux.

On s’en remettra doucement. Ou pas. L’émotion demeure.

[...]

dimanche 18 février 2007

"I TRIED TO BE SOMEONE ELSE, BUT NOTHING SEEMED TO CHANGE..."


Le 2 février, 6h33, un train qui m’emmène vers Paris, après une nuit blanche. Un pain au chocolat dans la bouche, mon sac à mes pieds, l’excitation qui monte depuis quelques heures. Que dis-je. Des jours, des semaines. Depuis que j’ai tenu ces places entre mes doigts. Ces places avec l’inscription 30 Seconds to mars – Nouveau Casino, Paris. C’est ce soir. Baladeur MP3 sorti du sac, les deux albums dans mes oreilles, en boucle pendant le voyage. Arrivée à Paris, métro, boutique d’article de fête trouvée tant bien que mal, je récupère le dernier masque de Pierrot. La surprise pour ce soir. Rejoindre le Bataclan où elle m’attend. Petit groupe déjà présent. Barrières mises en place.

Le Qui suis-je avec ceux qui nous entourent. Le 30 ‘ to mars qu’ils affichent au-dessus des portes, fous rires. La chapeau de Shannon que je vois passer à quelques mètres devant nous.

Ouverture. Montrer mon sac, tendre ma place. Moment mythique que je reverrais à la télé plus tard. Découvrir la salle, m’accrocher à la barrière, là au milieu. En face de moi. La trinité qui s’étend sur le fond. On y est. Bordel.

Quidam en première partie, faux semblant de Kyo. Apercevoir Tomo dans l’ombre, à gauche de la scène.

L’attente. La Pytha accompagnée d’un roadie qui arrive sur scène. Emotion.
Le corps figé, les yeux écarquillés, prêt à les recevoir. Et les frissons en entendant Carmina Burana. Décollage pour Mars. Et la place devant moi qui se libère alors que nos quatre Marsmen masqués débarquent sur la scène. A Beautiful Lie. Premier rang.

[...]

Jared sautant dans la foule sur Buddha et The Kill. Nos mains sous ses pieds. Le public reprenant en choeur les morceaux. Tomo déchainé à ma gauche. Matt impressionnant à ma droite. Shannon époustouflant là derrière. Jared parcourant la scène, le drapeau des Echelons Russes entre ses mains. Sa fierté à propos de nous. Nos masques sur From Yesterday. Jared étonné et touché de voir la puissance de la foule. Sa stupéfaction transcendante en nous fixant de la scène. L’osmose exceptionnelle entre eux et nous.

[...]

L’heure des dédicaces. Emotion à son comble. Laisser passer la majorité de la foule. Répéter la phrase dans ma tête. Fondre devant eux. Marmonner quelques mots. Leurs signatures sur mon masque. Leurs regards vers moi. Les Thank You interminables de Jared qui me retient malgré le vigile. Détacher mes yeux des siens et sortir.
Le rassemblement de fans à l’extérieur. Des jaloux sortis trop tôt. Attendre encore un peu. Shannon prêt de nous. Une photo souvenir. La foule qui avale les trois autres, surtout Jared. Un dernier regard vers le bus qui les abrite. Métro.

lundi 22 janvier 2007

"ISN'T THERE SOMETHING FAMILIAR ABOUT ME?"




Jeudi dernier, +44 à l'Elysée Montmartre, ou mes retrouvailles avec deux de mes figures adolescentes.

Le train en début de matinée, rejoindre Myriam, découvrir l’Elysée Montmartre. Etendue d’emos et de copies blinkiennes en masse, souvenirs de Panic!. Distribution de badges, un voisin taré, délires avec les mecs autour.

Ouverture, montée des escaliers, troisième rang à gauche. Première partie passable. La sublime batterie de Travis, dans le fond. Verte et transparente. Et enfin. Travis, son bras encore handicapé, et Mark. Accompagnés de leurs deux acolytes. Eux, si proches. J’en frissonne. Larmes aux yeux et bouchée bée pendant quelques secondes. Et puis la musique. Les airs connus. Un Mark captivant. Découvrir un Craig hallucinant et un Shane surprenant. Et Travis. Inhumain derrière ses futs. Un Dieu de la batterie.

Essayer de survivre au mouvement de foule. Finir le concert un peu en retrait vers la gauche. Dernières notes. Sortir et rejoindre la sortie des artistes. Apercevoir une capuche et la frimousse d’un Mark dans le van qui nous passe devant... Dernière image de ce rebond d’adolescence.

Fin de la soirée chez B., passée entre vidéos, photos, discussions musicales et rêveries multiples.