dimanche 18 juillet 2010

"AND WHO'S GONNA HEAR YOUR MESSAGE ON THE RADIO?"


Quelques jours plus tard, le 24 juin précisément, je suis partie retrouver de nouveau The Rodeo sur scène, pour le premier concert d’un long week-end. Pas besoin d’aller loin cette fois puisqu’ils passaient juste chez moi.

On a eu droit à Jamie Cullum en musique d’attente, et ensuite, même pas de première partie, Dorothée et Jean se sont présentés à pas feutrés, devant le plus petit public que j’ai pu voir au Rockstore. Les photographes, professionnels ou amateurs, voguant tout autour de la scène. Des timides, en retrait vers les tables. Quelques audacieux, s’approchant au fur et à mesure de leur découverte. Et moi, au milieu, les yeux brillants.

A partir des premiers titres quasi tubesques, la setlist m’a semblé très semblable à celle de Tourcoing. Et pourtant, rien ne sonnait de la même façon. Jusqu’à en avoir les larmes aux yeux sur Ode to You, où la voix aigüe teintée de fragilité a pris possession de l’espace vide. L’atmosphère est restée unique tout au long des morceaux, dans cette salle particulière, plus intime encore qu’à son habitude.

J’ai cette fois pu mieux profiter du jeu de Jean à la batterie et de toute sa panoplie d’instruments plus ou moins insolites. Le long tube de plastique comme l’accordéon étaient encore une fois à l’honneur, pour mon plus grand bonheur. Sans oublier les petites clochettes, qu’il prenait soin de manipuler subtilement lorsqu’elles devaient rester silencieuses.

Dorothée l’a évoqué juste avant Little Soldier, leur présence ici se faisait dans le cadre du Festival du Roman Noir et d’une soirée hommage à Johnny Cash. A cette occasion, en fin de set, elle a annoncé deux reprises du Monsieur. La première étant une chanson qu’il a reprise et qui s’appelle Hurt. J’ai eu des frissons rien qu’à l’attendre prononcer ces mots, et plus encore pendant le morceau.

Le rappel leur a valu de chaleureux applaudissements et des cris venus de toutes parts, nous faisant passer pour au moins 10 fois plus nombreux qu’on n’était en réalité. A leur retour, après avoir salués notre engouement, nous avoir remerciés d'être venus et invités à les retrouver une autre fois, Dorothée m’a offert un moment des plus touchants. Ainsi, son « ... elle se reconnaîtra » accompagné d'un joli sourire dans ma direction a dû me valoir deux joues rouges bien de rigueur.

Après ça ils ont terminé sur Cha Cha Cha comme quelques jours plus tôt, mais les Beautiful People m’ont juste donné envie d’encore. A défaut d’encore il y a eu la suite, hors scène. Et le retour chez moi la tête et les bras chargés de souvenirs.


People Know / On the Radio / Your Love is Huge / My Ode to You / Modern Life / Uncle Sam / Hand Shadows / Little Soldier / I’m Gonna Leave You / High Resolution Word / Hurt (cover) / Ring of Fire (cover) // Cha Cha Cha.


[ photos ]

samedi 17 juillet 2010

"WELL, SHAKE IT UP BABY NOW !"


A un jour près, un mois tout pile sans concert. Et ça manquait. Alors pour reprendre les bonnes habitudes, on a pris le train, direction Ghinzu. Arrivées à Lille en début de soirée, ce 19 juin, on a bien cru débarquer au Pôle Nord, moi et ma petite veste en cuir, au milieu de tous ces gens en manteaux et écharpes. Heureusement, on en a vite oublié les températures. Le temps de retrouvailles autour d’un grand café pour partager les derniers potins, puis d’un trajet en métro.

Pas le temps de respirer, à peine sorties, une voix bien connue s’est fait entendre et on a couru jusqu’à la barrière pour le concert de The Rodeo. Très discrètes comme d’habitude, on s’est fait remarqué en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, et c’est un joli sourire de Dorothée qui nous a accueillies. Sa voix nous a réchauffé en un rien de temps et les gouttes de pluie ne pouvaient rien face à nos fesses qui se dandinaient et aux refrains que l’on reprenait en chœur. Aucune idée précise de la setlist, mais je me souviens de On the radio, Your love is huge, I’m gonna leave you, et Cha Cha Cha pour conclure le set. Et puis il y avait Jean, son regard genre Je-les-connais-mais-d’où, ses frappes sur les futs en mode marche arrière, son xylophone, son accordéon, son tube en plastique, ses petites clochettes, et je dois en oublier.

Une fois les Beautiful People égrainés et nos deux chouchous sortis de scène, on n’a pas perdu de temps face au dj set qui faisait peur. Un petit tour rapide vers les backstages où il n’y avait rien à voir, et on est parti à l’assaut de Tourcoing. Nos buts principaux : nous asseoir au chaud, prendre un verre et manger, et trouver une carte postale. Cette dernière mission s’est vite retrouvée rayée de la liste, rapport à l’heure avancée, mais même le reste ne s’est pas avéré des plus faciles. Bon nombre de bars étaient déjà fermés (à 21h30 un samedi ?) et les rues plus que désertes. C’est à la suite d’une expédition à travers les travaux de la ville qu’on a déniché une petite pizzeria bien planquée. Pendant que des milliers d’ados se recevaient une pluie torrentielle sur la gueule en supportant le concert de Millow, je me suis personnellement goinfrée d’une des meilleures pizzas au saumon jamais goûtée, et ce pour moins de 9€. Et après 5674 « Oh Jean » à chaque ouverture de la porte d’entrée, et une fois la pluie passée, on a retrouvé, repues, les rues de Tourcoing et la place de la Voix du Rock, prêtes à recevoir nos belges.

Il a fallu se faufiler un peu, on est arrivé à genre deux mètres de la barrière côté Jean, mais c’était encore trop loin. Et puis il s’est mis à pleuvoir aussi, je me suis abritée sous ma banderole mais heureusement ça n’a pas duré bien longtemps. Un peu d’attente ponctuée par les annonces de concerts sur les écrans, Arnaud Fleurent Didier responsable de mes exclamations de groupie toutes les 2 minutes. Et puis avec un petit quart d’heure de retard, Ghinzu ont débarqué...

Ils arrivaient tout juste des Pays-Bas où ils avaient assurés la première partie de Muse plus tôt dans la soirée. Et pourtant, si John n’y avait pas fait allusion, rien dans leur set n’aurait indiqué leur fatigue, le set déjà joué, les heures de route ni le contraste de lieu, de contexte, de public. La pluie s’est calmée pour nous laisser profiter et la foule ultra motivée nous a permis de gagner quelques rangs au fil des morceaux, me laissant même jouer avec la barrière sur la fin, pour le plus grand bonheur de mes voisins déchainés. J’ai sauté, poussé, chanté, hurlé, ri et pleuré, John s’est déhanché sur Dragon, il est descendu voir les premiers rangs et il est aussi monté sur son clavier, Jean nous a fait sauter sur The End of the World, on a levé nos bras sur Twist & Shout, mais tout ça tu le sais déjà bien évidemment. C’est toujours un peu pareil, les moments qui poussent le sourire jusqu’aux oreilles, ceux qui cognent dans la poitrine, ceux qui donnent envie de se secouer le corps jusqu’à en faiblir, etc., c’est toujours un peu les mêmes, mais on ne s’en lasse jamais. Tout comme on ne se lasse jamais du t-shirt Fuck de Mika, de la veste en cuir de Jean ou des clopes de Greg.

Et puis la pluie s’est mise à tomber sur Mine alors que de notre côté on avait déjà laissé tombé les vestes et les pulls. Les fines gouttes sur nos visages et sur nos bras nus pendant qu’on hurlait de toutes nos forces, ça je m’en souviendrai. On a même eu droit à un rappel, ils n’ont pas joué Blow mais c’était déjà plus qu’on ne pouvait l’espérer en venant. La fin arrive toujours bien trop vite de toute façon. Et même encore plus vite à chaque fois.

Alors comme souvent on a refusé de laisser la soirée s’arrêter là, de toute façon le dernier métro était déjà parti depuis longtemps, inutile de se presser. J’ai fait ma groupie pour récupérer des setlists que j’ai offertes, je suis allée acheter un t-shirt même pas pour moi, on a trainé un peu sous la pluie du côté de la sortie mais ils étaient déjà tous partis à l’hôtel, on a fait la bise à Maman, qui repartait chercher les lunettes de Greg égarées quelque part sur la scène, et on a croisé Emilie chargée de cartons. Le temps de tout ça, Tourcoing s’était déserté et notre espoir de trouver quelqu’un pour nous ramener s’amenuisait au fur et à mesure. Et puis après avoir trouvé refuge sous le stand du merchandising, on a tenté un dernier coup, et paf, on est rentré en voiture avec un couple totalement hermétique. Trois mots sur tout le trajet, c’est bien le maximum qu’ils ont dû prononcer. Mais bon, on a fini par arriver dans le centre de Lille entières, et on a pu déguster nos bières d’après Ghinzu, c’était bien le principal.


Mother Allegra / Mirror Mirror / Dream Maker / Cold Love / Dragon / Take it Easy / Dragster wave / 21st century crooners / Do you read me? / The End of the World / Chocolate Tube / Mine // This war is silent / Twist & shout / Kill the surfers.

samedi 3 juillet 2010

vendredi 11 juin 2010

vendredi 4 juin 2010

REVOLUTIONARY ROAD.

"All I know, April, is I want to feel things. Really feel them, you know. How's that for an ambition?"

"Our whole existence here is based on this great premise that we're special and superior to the whole thing. But we're not. We're just like everyone else. Look at us. We've bought into the same ridiculous delusion. This idea that you have to resign from life and settle down the moment you have children. And we've been punishing each other for it."

"I mean, I was probably just as scared as everyone else, but inside I never felt better. I felt alive. I felt full of blood. I felt... Everything just... Everything seemed more real."

"If being crazy means living life as if it matters, then I don't care if we are completely insane."

"Can't leave, can't stay. No damn use to anyone."