mardi 19 décembre 2006

"ILS PASSERENT COMME DES ROIS ÉGARÉS..."




Bercy, le 7 décembre. 9 mois et un jour après la première date de la tournée.

Des mois à en rêver, à en parler, à l’attendre. Des mois à se poser des questions, s’organiser, s’imaginer. Des mois d’excitation, de compte à rebours, d’impatience. Et au final, une journée qui semble filer encore plus vite que mon TGV.

L’arrivée à Paris la veille au soir, DC comme accueil, puis la gare Montparnasse, et retrouver une partie des filles. Caro, Marie, et sa mère, une pause Quick, et l’arrivée de Pauline qui nous saute dans les bras. Le bonheur de les voir tous autour de moi pour la première fois. L’hôtel, les bras chargés de bagages, l’installation sommaire. Les échanges de cadeaux, les délires, les fous rires, les photos, les préparatifs du lendemain. Le réveil trop tôt, l’excitation qui monte, le départ et Bercy enfin un peu avant 9h. Et notre petit groupe. L’attente, la pluie, le vent, le froid. Les regards vers les têtes connues, quelques coucous timides. Les allers-retours au café, les rencontres avec des fans de tous les côtés. La pression, le soir qui arrive, les barrières qui s’ouvrent, la folie commence. Entrer dans l’immense salle pour la deuxième fois de ma vie, courir courir courir. Les premiers rangs avec Pauline, côté Oli, s’accrocher à la barrière de l’avancée. L’attente encore, la chaleur, les regards partout, redécouvrir les lieux, impressionnée.

AqME qui ouvre le bal. Le plaisir de les retrouver, l’étrange impression de la si grande scène. Le stress palpable, leur volonté d’en profiter, leur fierté, leurs regards impressionnés.

Mais ce soir c’est après que ça compte. Le groupe de mon cœur vient enflammer Bercy.

Les yeux embués et la gorge qui se serre. Sur Dunkerque, partagée avec une de mes Elles, notre chanson depuis des années. Et le ‘Je serais dans tes rêves, Tu seras dans les miens’, qui me fait ressentir le manque de ses derniers jours encore plus fort. A chaque regard vers la batterie, pensées pour François. Sur J’ai demandé à la lune, reprise par le public devant un Nicola muet, parcourant la foule du regard, main dans les cheveux et air gêné d’émotion. Même image que celle qui me faisait frissonner sur le Paradize Show. Devant moi, là, à quelques mètres. Sur June, au téléphone avec ma seconde aile, un peu avec moi ce soir-là. A l’apparition de Lou, la surprise. Fortes pensées pour Stéphane, encore plus présent que d’habitude. Sur Un singe en hiver, en acoustique, Nicola seul naufragé au bout de l’avancée. Et son ‘Partout c’est l’Indo ma vie, ça on le sait’, qui réunit tout le monde ce soir.

Les sourires et la fierté d’être là. A l’apparition des filles aux tambours s’agitant sur le rideau. A la tombée du premier voile et leur classe dingue qui me saute au visage. A mon regard en arrière sur le Bercy complet. A la levée des Merci imprimés sur Ladyboy. A Oli et ses sourires timides pendant le set acoustique. A la vue de notre photo, Pauline et moi, au cœur du médaillon sur l’écran géant. Mon premier Punishment Park. A Max qui me tend sa baguette, à moi et moi seule, yeux dans les yeux.

Les lumières se rallument mais le retour sur terre n’est pas encore prévu. La tête dans les nuages, passage au merch’ indochinois, jeter un coup d’œil autour, espérer apercevoir le stand AqME, mais pas d’Aurélien. Un tour aux toilettes bondées, de l'eau sur le visage, et passer les grandes portes, l’air frais de décembre. La fontaine, attendre les autres, et puis les impressions, les avis survoltés, les photos, on parle, on s’agite, on rêve. Un petit verre dans un bar proche, profiter des derniers instants tous ensemble. Mais l’heure tourne et le métro n’attend pas. Retour à l’hôtel, les yeux plein d’étoiles, et s’endormir dans les draps blancs, les images de la soirée en boucle dans la tête, un sourire sur les lèvres.

Je rapporte avec moi des souvenirs plus qu’il n’en faut. Des regrets de ne pas y être encore le soir suivant. Une envie d’encore. Indo, Bercy, eux tous. Un t-shirt rêvé depuis des mois. Quelques photos. Une impatience folle d’être mars. Un manque d’elle. Des grou-grou au fond du ventre.

Et la certitude qu’ils sont le groupe de ma vie.

lundi 20 novembre 2006

Dernières semaines bien remplies.

Il y a eu Halloween.

La précipitation en sortant des cours, improviser un déguisement, quelques coups de ciseaux et des étiquettes. La foule en centre-ville, la chaleur, la soirée au Rockstore, les films d’horreurs projetés au fond de la salle, les déguisements de dingues. Des moustaches de chats dessinées sur mes joues, assises sur la scène. Le buffet de bonbons sur le bar.

La sortie vers 4h du mat’, l’arrêt de tram, et quelques minutes plus tard, le départ en Espagne improvisé. Le soleil qui se lève sur l’autoroute, les yeux des enfants sur mes restes de moustaches, le classique dans l’autoradio.

Quelques péripéties, et enfin Barcelone. Les rues, le café et le petit déj’, le parc Guell, les bancs aux mosaïques, la vue incroyable, les prix aberrants des boissons, l’attente près de la voiture, l’avenue principale, le palais des congrès, la fontaine, du grignotage, des photos, la pause dans l’herbe, puis un dernier tour, le marché, les petits stands, ...

Le retour en voiture, la tombée de la nuit, l’aire d’autoroute et le vent, Perpignan, les sandwich mémorables, la gare, l’attente dans le froid, le train bondé, les familles, les sièges inclinables, la fatigue, et Montpellier.

[...]

Il y a eu mon premier anniversaire surprise. Unique et inoubliable.

[...]

Il y a eu le Festival 100% de Montpellier.

Le bus rempli de lycéens à la nuit tombée, le Zénith, Chacha, l’ambiance festive, les odeurs relaxantes. Didier Super et la découverte live plus qu’étonnante, Dionysos pour qui j’étais là au premier rang. Petit incident au milieu de Neige, mais la magie était présente, et puis le Zénith hurlant pour Le chat. Mathias et ses comparses qui sortent bien trop vite de scène, Java et les déguisements, et puis Winston Mc Anuff depuis les gradins du fond.

Fin et le parapluie de Chacha et le retour sur les coups de 3h.

lundi 30 octobre 2006

"BOYS WILL BE BOYS"


[...]

Un week-end d'octobre, le dernier. Un autre samedi matin à se lever tôt. Encore un train. Pour Lyon cette fois-ci, et Panic! at the disco, avec elle. Des places de concerts dans nos sacs, achetées quelques semaines avant. Une ville totalement inconnue, aucun plan de prévu, même pas pour la nuit. Juste l’envie de ne pas les rater, l’excitation de les voir, sans trop y croire encore. Ecouter l’album en boucle pendant le trajet. Arrivée là-bas en fin de matinée. Découvrir les rues. Moches. Grignoter quelques frites, deux feuilles de salade, et le métro direction Stade Gerland. Trouver la salle rapidement. Ninkasi Kao. Deux Tour Bus à côté. Et quelques gamines emos déjà devant les portes.

Et l’attente. Regarder les membres du staff qui s’affairent de tous côtés. Flasher sur un d’entre eux. Griffonner deux "Free Hugs" pour orner nos sacs. Sans succès aucun. Et puis son "Stef y’a Ryan". Me retourner, l’observer, fugacement, sans y croire. Son corps mince, son visage mal rasé, sa bouille de gamin. Il repassera, encore, quelques fois. On verra même Spencer, et les membres de The Sounds. Plus tard, encore, on entendra les répétitions. Les premières parties. Et puis eux. Les écouter, l’oreille collée sur la porte, pour entendre les "lalala" d’un Brendon qui se laisse aller dans les aigus.

Longtemps, bien longtemps avant l’ouverture des portes. Les fans qui s’agitent et se massent devant les grilles. Déjà. Alors s’y faire deux petites places, entre les groupies espagnoles, italiennes, américaines. Attente fastidieuse, pauses cafés et toilettes, organisation qui laisse à désirer, et surtout cette hystérie chez les plus jeunes. Dingue. Et enfin. On entre. Billet, sac, la routine. Et le deuxième rang avec elle. Entre Ryan et Brendon (si on n’est pas maso, avec ça...).

Public différent de mes concerts habituels. Nous sentir étrangères. Ados prépubères par centaines, copies conformes. Vans slip on, pantalons ultra serrés, ceintures cloutées, cheveux noirs, mèches longues, ... Et nous.

Et puis les premières parties. Fickle, d’abord, pour nous mettre dans le bain. Ambiance sympa, groupe jeune. Trop jeune peut-être. Prestation pas extraordinaire mais musique pas si mal en live. Seulement en live, finalement, après écoute des versions studios. Et The Sounds, ensuite. Tout de suite plus pros, plus habitués, plus rock’n’roll. Chanteuse déchaînée, public déconcerté, moi subjuguée. J’aime son attitude, sa voix, sa prestance, sa façon de vivre la scène et de la faire vivre.

Et enfin. Eux. Découverts tout au long de l’année. Dont je suis tombée amoureuse petit à petit. Forcément, avec Lying is the most fun a girl can have without taking her clothes off comme titre d’une chanson, je ne pouvais qu’accrocher. Alors si on y ajoute leurs gueules de gamins adorables, leur originalité tant dans les textes, la voix, la musique et l’univers, et leur fanatisme annoncé pour Blink-182, impossible de ne pas les aimer.

Et donc, quelques mois après ma première écoute. Les avoir en face de moi. Ces quatre gamins dont la moyenne d’âge me ramène quelques années en arrière. Et être totalement envoûtée par leur présence sur scène. En face de moi, non pas des ados, non pas des débutants, non pas des amateurs… Mais un groupe comme je n’en ai pas souvent vu. Un professionnalisme hallucinant pour leur âge et leur expérience. Comme s’ils avaient toujours fait ça, comme s’ils étaient fait pour ça.

Les yeux qui se baladent partout, voulant se fixer sur chacun. Spencer, étonnant derrière sa batterie, les yeux rouges. Jon, mon petit préféré, so sexy avec sa basse. Brendon, sa voix, ses fringues, sa façon de dominer la scène et le public. Ryan mal rasé et sa moue à croquer en face de nous.

On n’a cessé de chanter. Toutes les paroles. Toutes les chansons. Même, et surtout, pour Karma Police et Tonight tonight, le public silencieux, et nous deux émerveillées. Brendon tellement à l’aise. Ryan qui se plait tellement sur la reprise des Smash’ qu’il en sourit. Et ses yeux qui pétillent avec les nôtres.
La petite heure de show qui file bien vite. Mais une heure d’émotions. Une heure de claque dans la gueule. Je n’en espérais pas autant. Je n’en attendais pas autant. Devenir fan en l’espace de quelques chansons live. La révélation.

Un peu d’eau glacée, des photos et du papotage avec Fickle, et nous voilà à l’air frais. Et puis l’annonce d’une séance d’autographes. Quelques photos, gribouillages sur ma place, un petit mot à chacun, et aller se poser dans le bar d’à côté avec quelques filles. Et un coup de cœur pour Zach. Les fans qui s’éclipsent, petit à petit… Nos 4 petits chouchous de la soirée dans le bus aux vitres teintées. Qui osent une sortie de temps en temps. Décider de dormir quelques heures, puisque l’opportunité se présente. Et finalement. Changer d’avis. Ne pas vouloir "les" quitter. Ne pas vouloir laisser la soirée se terminer là. Ne pas vouloir mettre le point final. Pas encore. Alors, rester toutes les deux, seules, près du bus. Spencer qui sort téléphoner. Mais ne pas oser. Attendre. Quelques heures. Des coucous sans savoir ce qu’ils voient vraiment. Imaginer et rire de notre attitude ridicule. Mais la tête encore dans les nuages, le sang encore plein d’adrénaline.

Et le bus qui finit par démarrer. Et s’en aller. Vagabondage dans les rues de Lyon, pour finir par s’assoupir par coups de 30 secondes devant l’entrée du métro. Le temps qui passe lentement. Le froid glacé. Les marches en pierre.

Le jour qui se lève, la grille qui s’ouvre, la chaleur du métro, la douceur des fauteuils. La gare, changement de billets, attende, dodo sur les sièges, train en retard, les marches, train bondé et bruyant, sommeil perturbé, Montpellier, le soleil dans les yeux, le tram, au revoir, chez moi, mon lit.

[...]

mardi 24 octobre 2006

"IT'S BEEN A WHILE..."

Le 14 octobre dernier. Une nuit agitée, trop peu d’heures de sommeil, et le réveil qui se déclenche un samedi à 6h10 sur une voix féminine. Une heure et demi et un brushing plus tard. Ramasser le lecteur mp3, les piles chargées, un bouquin, l’appareil photo, le portefeuille, le poster pour elle, une veste, une écharpe, quelques badges, les clefs, et fermer la porte. Quelques euros dans la poche, guichet automatique, achat de 2 billets, aller-retour dans la journée, et le train de 8h45. Première classe, siège voisin libre, musique dans les oreilles, j’essaie de continuer ma nuit. Presque midi, une dernière touche de noir sur les yeux, et j’affronte l’air parisien.

Escaliers, me mettre dans la file, un ticket jeune pour la journée, zones 1 à 3 s’il vous plait, et le métro 1 direction La Défense. Charles de Gaulle Etoile, la lumière vive dans les yeux, l’Arc de Triomphe, chercher du regard.

Un texto quelques minutes plus tard et eux deux à quelques mètres seulement. Le grand Raph’-Prayers et la toute jolie Isabelle-Marilyn. Le presque-aussi-grand Monsieur Nouth’ aux yeux bleus, un peu plus tard. Un tour au Virgin, les immenses rayons pop-rock, rock français, vinyles, dvd musicaux, … qui font rêver. Les yeux qui se baladent et s’arrêtent un peu partout avec envie. Dur de résister à tous ces bijoux. Retour au point de rendez-vous, et la petite dernière qui nous rejoint. Les estomacs vides, un repas McDo, et la retrouver elle un peu plus tard. Remonter les Champs, à la recherche de la bonne adresse.

Artcurial. Les escaliers. Demander. Nicola Sirkis. Et la toile rose aux fins traits noirs. Vue quelques jours plus tôt en photo. Sa phrase. Enfin, la vie est belle. Faire le tour des salles. M’attarder sur quelques-unes des 99 autres toiles. De chouettes idées, de jolis coups de pinceaux, une touche de poésie parfois. Le silence respectueux et le sol qui craque. Les voix étouffées. Feuilleter le livre, faute de pouvoir l’acheter. Refaire le tour. Puis retrouver le soleil.

Un peu de marche, chercher où se poser. La Tour Eiffel, finalement. Un coin d’herbe à l’ombre. Nous six en cercle, leurs blagues, les lancers d’herbe, les discussions sur le forum, la musique, et le reste. La ressemblance de dingue, lui et leur amitié, ça me saute tellement aux yeux que c’en est tout juste croyable.

Le temps qui passe trop vite, l’heure de se quitter qui arrive. Retrouver les Champs, quelques photos avant le métro, des aux revoirs et des câlins rapides. Encore un peu de temps à tuer avant le retour. Prendre le temps de discuter avec elle sur un banc de la gare, en grignotant deux trois trucs pour se remplir un peu l’estomac. L’heure qui tourne, composter le billet, lui dire au revoir. Train quasiment vide, compartiment calme au possible, des images plein la tête, retrouver la même sensation qu’après les anciens rendez-vous kikidonkiens. Fermer les yeux, musique sur les oreilles, me laisser bercer. Avant de retrouver Montpellier.

[...]


Et puis : Langue piercée depuis quelques heures.
Ca promet pour demain matin.

jeudi 3 août 2006

"I’D PAY TO HAVE YOU NEAR."

Encore meilleur. Un Brian déchaîné et tout nouvellement rasé. Du matin même. Et tout vêtu de noir. Simple et classe. Un Stefan encore plus sexy dans son pantalon moulant blanc. Et Steve toujours énervé là derrière.

[...]

Le réveil qui sonne trop tôt et un train à prendre. Les mêmes affaires que la semaine auparavant. Une petite culotte en plus pour la nuit. Changement à Marseille. Puis à Cannes. Et la petite gare de Juan-les-Pins qui me rappelle celle du village de mes parents. La rejoindre elle sur le quai en face avant de parcourir les rues à la recherche de la Pinède. Trouvée peu de temps après.

Après-midi passé entre la plage de derrière et la pelouse de devant. Un café au-dessus de la mer pour tenter d’apercevoir quelqu’un. Pas de Brian à l’horizon mais voir Sue, la chanteuse de Pravda, topless. Et des techniciens mignons. Retour sur la pelouse au milieu des fans. Certains visages connus à force de concerts à se croiser. Montpellier, Nîmes, ... Mais je n’imaginais pas aussi loin.

Des amis à elle à l’ombre des arbres ou comment ne pas voir les heures filer. La file qui commence et déjà des ennuis d’organisation. Peur de devoir rentrer dans les derniers après tant d’heures d’attente. Mais finalement tout s’arrangera au dernier moment ou presque. Discuter avec les gens autour. Un appel de lui, sur la plage, derrière. Nouvelle coupe de Brian. Et la nouvelle que je propage autour de moi. Entendre quelques notes. Eux qui répètent. Ne pas y croire vraiment mais... Oui, c’est bien The Crawl qu’on entend là. Par deux fois même. Oser espérer l’avoir le soir. Estomac vide depuis la veille et tête qui tourne ; grignoter quelques miettes de Palmitos.

La musique qui se tait, un peu d’attente encore et les portes qui s’ouvrent. Fouille rapide, sac presque vide de toute façon. Les jambes qui se mettent à courir pour les derniers mètres et encore les premiers rangs.

Bande-son d’attente identique. Encore les QOTSA, les Smash’ et NIN pour le plaisir des oreilles.

Pravda qui entre en scène accompagné d’une fine pluie. Mini short de cuir noir et t-shirt blanc pour la demoiselle au corps parfait. Qu’elle quittera plus tard pour dévoiler une mince bande noire. Un ordinateur dans le fond. Les titres qui y défilent et me permettent de fredonner les refrains.

Enfin, un peu plus tard... Les musiciens additionnels et eux trois, toujours le même ordre d’arrivée. Look différent de la semaine précédente comme dit plus haut. Un Brian plus bavard. Les premières phrases ne se font pas attendre et s’enchaînent, entremêlées de chansons. Cris stridents des molkettes et autres nouveaux fans. Hurlant tour à tour les refrains des derniers singles. Incapacité totale de sortir mon appareil photo. De par le public compressé au possible. Et de par les vigiles veillant à chaque mouvement. Alors essayer de profiter encore plus pour garder chaque image en tête.

Set-list identique, quelques chansons pour mon plus grand plaisir et d’autres dont je me passerais sans trop de déception...

Et. Alors qu’on attend 36 Degrees. Brian nous annonce. Une chanson qu’ils n’ont pas jouée depuis des années. Depuis 1997 sans doute. Proposée par Stefan. "Si ça foire c'est de sa faute." Et le public. Scandant son nom. Tapant des mains. Des pieds. Pour le remercier. Sachant ce qui va suivre.

Les premières notes de The Crawl.

Mes yeux embués de larmes qui ne se détachent pas de la scène. Sa voix et leur musique jusqu’au bout de mes doigts. Les lèvres qui osent à peine remuer sur les paroles. La joie, la surprise, la fierté qui se mêlent. Pas de Without you I’m nothing sur cette tournée-là mais putain si c’est pour avoir The Crawl ils peuvent la zapper quand ils veulent.

Reste de la set-list sans surprise... Suivre les rappels depuis le fond de la fosse, pour éviter l’overdose de molkettes me gâchant la fin du concert. Running up that hill et Nancy boy capturées sur mon écran. Un Twenty Years pour finir et quelques images de leurs dernières secondes sur scène. Nous ruer vers le merchandising avant même que les lumières ne reviennent. Le rayé pour chacune. Assorti au badge tout nouvellement fait.

Rejoindre la plage. Trop de monde pour espérer les croiser. Ils ont dû filer aussitôt sorti de scène.

Petit ennui d’organisation quant au retour sur Nice. Heureusement Benoît est là, et ses copains prêts à nous offrir une place dans la voiture. Le Mouv’ dans le poste radio, et Placebo quelques minutes plus tard, comme le mercredi précédent. Repenser à la soirée au milieu des discussions musicales. Une putain de bonne soirée. Un putain de concert. Des heures d’attente et une organisation de merde mais si c’est pour les voir dans cet état-là et avoir The Crawl et Nancy Boy, je recommence quand vous voulez. Alors se dire que... Toulouse dans quelques mois ? C’est bien possible, oui.

[...]

Benoît tout juste quitté, Placebo encore plein la tête, et nous retrouver devant les Running Birds. Histoire de ne pas trop redescendre d’un coup. Le King’s presque vide, fin de soirée presque privée. Discussions avec eux sur Placebo et le concert, sur mes badges ornés de leur logo, et le reste j’ai oublié.

[...]

Je ne devais pas être là le lendemain mais finalement Nice m’a gardé un jour de plus. Journée sous la chaleur une fois de plus. Comme depuis des mois. Alors nous offrir une soirée. Encore Le King’s. Encore les Running Birds. Pour la dernière fois peut-être. Soirée pleine de petites choses à raconter, mais que je vais garder pour moi. Pour le moment du moins. Il y a juste eu un t-shirt de gagné, un verre de renversé, les flics qui nous ont fait peur, Grace pas jouée, un cocktail délicieux, moi presque en soutif au milieu du pub, un ticket avec lui d’après elle, la rencontre avec Lily, un e-mail dans ma poche, un espoir pour Brescia, un numéro dans mon répertoire, une soirée éternisée sur le pas de la porte et l’envie de ne pas les quitter.

Bande-son : Thom Yorke :: And It Rained All Night [The Eraser]
Et puis : Des semaines que j’ai reçu mes produits Suicidal.
Et toujours pas de photos ;
Il va falloir remédier à ça.