lundi 30 octobre 2006

"BOYS WILL BE BOYS"


[...]

Un week-end d'octobre, le dernier. Un autre samedi matin à se lever tôt. Encore un train. Pour Lyon cette fois-ci, et Panic! at the disco, avec elle. Des places de concerts dans nos sacs, achetées quelques semaines avant. Une ville totalement inconnue, aucun plan de prévu, même pas pour la nuit. Juste l’envie de ne pas les rater, l’excitation de les voir, sans trop y croire encore. Ecouter l’album en boucle pendant le trajet. Arrivée là-bas en fin de matinée. Découvrir les rues. Moches. Grignoter quelques frites, deux feuilles de salade, et le métro direction Stade Gerland. Trouver la salle rapidement. Ninkasi Kao. Deux Tour Bus à côté. Et quelques gamines emos déjà devant les portes.

Et l’attente. Regarder les membres du staff qui s’affairent de tous côtés. Flasher sur un d’entre eux. Griffonner deux "Free Hugs" pour orner nos sacs. Sans succès aucun. Et puis son "Stef y’a Ryan". Me retourner, l’observer, fugacement, sans y croire. Son corps mince, son visage mal rasé, sa bouille de gamin. Il repassera, encore, quelques fois. On verra même Spencer, et les membres de The Sounds. Plus tard, encore, on entendra les répétitions. Les premières parties. Et puis eux. Les écouter, l’oreille collée sur la porte, pour entendre les "lalala" d’un Brendon qui se laisse aller dans les aigus.

Longtemps, bien longtemps avant l’ouverture des portes. Les fans qui s’agitent et se massent devant les grilles. Déjà. Alors s’y faire deux petites places, entre les groupies espagnoles, italiennes, américaines. Attente fastidieuse, pauses cafés et toilettes, organisation qui laisse à désirer, et surtout cette hystérie chez les plus jeunes. Dingue. Et enfin. On entre. Billet, sac, la routine. Et le deuxième rang avec elle. Entre Ryan et Brendon (si on n’est pas maso, avec ça...).

Public différent de mes concerts habituels. Nous sentir étrangères. Ados prépubères par centaines, copies conformes. Vans slip on, pantalons ultra serrés, ceintures cloutées, cheveux noirs, mèches longues, ... Et nous.

Et puis les premières parties. Fickle, d’abord, pour nous mettre dans le bain. Ambiance sympa, groupe jeune. Trop jeune peut-être. Prestation pas extraordinaire mais musique pas si mal en live. Seulement en live, finalement, après écoute des versions studios. Et The Sounds, ensuite. Tout de suite plus pros, plus habitués, plus rock’n’roll. Chanteuse déchaînée, public déconcerté, moi subjuguée. J’aime son attitude, sa voix, sa prestance, sa façon de vivre la scène et de la faire vivre.

Et enfin. Eux. Découverts tout au long de l’année. Dont je suis tombée amoureuse petit à petit. Forcément, avec Lying is the most fun a girl can have without taking her clothes off comme titre d’une chanson, je ne pouvais qu’accrocher. Alors si on y ajoute leurs gueules de gamins adorables, leur originalité tant dans les textes, la voix, la musique et l’univers, et leur fanatisme annoncé pour Blink-182, impossible de ne pas les aimer.

Et donc, quelques mois après ma première écoute. Les avoir en face de moi. Ces quatre gamins dont la moyenne d’âge me ramène quelques années en arrière. Et être totalement envoûtée par leur présence sur scène. En face de moi, non pas des ados, non pas des débutants, non pas des amateurs… Mais un groupe comme je n’en ai pas souvent vu. Un professionnalisme hallucinant pour leur âge et leur expérience. Comme s’ils avaient toujours fait ça, comme s’ils étaient fait pour ça.

Les yeux qui se baladent partout, voulant se fixer sur chacun. Spencer, étonnant derrière sa batterie, les yeux rouges. Jon, mon petit préféré, so sexy avec sa basse. Brendon, sa voix, ses fringues, sa façon de dominer la scène et le public. Ryan mal rasé et sa moue à croquer en face de nous.

On n’a cessé de chanter. Toutes les paroles. Toutes les chansons. Même, et surtout, pour Karma Police et Tonight tonight, le public silencieux, et nous deux émerveillées. Brendon tellement à l’aise. Ryan qui se plait tellement sur la reprise des Smash’ qu’il en sourit. Et ses yeux qui pétillent avec les nôtres.
La petite heure de show qui file bien vite. Mais une heure d’émotions. Une heure de claque dans la gueule. Je n’en espérais pas autant. Je n’en attendais pas autant. Devenir fan en l’espace de quelques chansons live. La révélation.

Un peu d’eau glacée, des photos et du papotage avec Fickle, et nous voilà à l’air frais. Et puis l’annonce d’une séance d’autographes. Quelques photos, gribouillages sur ma place, un petit mot à chacun, et aller se poser dans le bar d’à côté avec quelques filles. Et un coup de cœur pour Zach. Les fans qui s’éclipsent, petit à petit… Nos 4 petits chouchous de la soirée dans le bus aux vitres teintées. Qui osent une sortie de temps en temps. Décider de dormir quelques heures, puisque l’opportunité se présente. Et finalement. Changer d’avis. Ne pas vouloir "les" quitter. Ne pas vouloir laisser la soirée se terminer là. Ne pas vouloir mettre le point final. Pas encore. Alors, rester toutes les deux, seules, près du bus. Spencer qui sort téléphoner. Mais ne pas oser. Attendre. Quelques heures. Des coucous sans savoir ce qu’ils voient vraiment. Imaginer et rire de notre attitude ridicule. Mais la tête encore dans les nuages, le sang encore plein d’adrénaline.

Et le bus qui finit par démarrer. Et s’en aller. Vagabondage dans les rues de Lyon, pour finir par s’assoupir par coups de 30 secondes devant l’entrée du métro. Le temps qui passe lentement. Le froid glacé. Les marches en pierre.

Le jour qui se lève, la grille qui s’ouvre, la chaleur du métro, la douceur des fauteuils. La gare, changement de billets, attende, dodo sur les sièges, train en retard, les marches, train bondé et bruyant, sommeil perturbé, Montpellier, le soleil dans les yeux, le tram, au revoir, chez moi, mon lit.

[...]

mardi 24 octobre 2006

"IT'S BEEN A WHILE..."

Le 14 octobre dernier. Une nuit agitée, trop peu d’heures de sommeil, et le réveil qui se déclenche un samedi à 6h10 sur une voix féminine. Une heure et demi et un brushing plus tard. Ramasser le lecteur mp3, les piles chargées, un bouquin, l’appareil photo, le portefeuille, le poster pour elle, une veste, une écharpe, quelques badges, les clefs, et fermer la porte. Quelques euros dans la poche, guichet automatique, achat de 2 billets, aller-retour dans la journée, et le train de 8h45. Première classe, siège voisin libre, musique dans les oreilles, j’essaie de continuer ma nuit. Presque midi, une dernière touche de noir sur les yeux, et j’affronte l’air parisien.

Escaliers, me mettre dans la file, un ticket jeune pour la journée, zones 1 à 3 s’il vous plait, et le métro 1 direction La Défense. Charles de Gaulle Etoile, la lumière vive dans les yeux, l’Arc de Triomphe, chercher du regard.

Un texto quelques minutes plus tard et eux deux à quelques mètres seulement. Le grand Raph’-Prayers et la toute jolie Isabelle-Marilyn. Le presque-aussi-grand Monsieur Nouth’ aux yeux bleus, un peu plus tard. Un tour au Virgin, les immenses rayons pop-rock, rock français, vinyles, dvd musicaux, … qui font rêver. Les yeux qui se baladent et s’arrêtent un peu partout avec envie. Dur de résister à tous ces bijoux. Retour au point de rendez-vous, et la petite dernière qui nous rejoint. Les estomacs vides, un repas McDo, et la retrouver elle un peu plus tard. Remonter les Champs, à la recherche de la bonne adresse.

Artcurial. Les escaliers. Demander. Nicola Sirkis. Et la toile rose aux fins traits noirs. Vue quelques jours plus tôt en photo. Sa phrase. Enfin, la vie est belle. Faire le tour des salles. M’attarder sur quelques-unes des 99 autres toiles. De chouettes idées, de jolis coups de pinceaux, une touche de poésie parfois. Le silence respectueux et le sol qui craque. Les voix étouffées. Feuilleter le livre, faute de pouvoir l’acheter. Refaire le tour. Puis retrouver le soleil.

Un peu de marche, chercher où se poser. La Tour Eiffel, finalement. Un coin d’herbe à l’ombre. Nous six en cercle, leurs blagues, les lancers d’herbe, les discussions sur le forum, la musique, et le reste. La ressemblance de dingue, lui et leur amitié, ça me saute tellement aux yeux que c’en est tout juste croyable.

Le temps qui passe trop vite, l’heure de se quitter qui arrive. Retrouver les Champs, quelques photos avant le métro, des aux revoirs et des câlins rapides. Encore un peu de temps à tuer avant le retour. Prendre le temps de discuter avec elle sur un banc de la gare, en grignotant deux trois trucs pour se remplir un peu l’estomac. L’heure qui tourne, composter le billet, lui dire au revoir. Train quasiment vide, compartiment calme au possible, des images plein la tête, retrouver la même sensation qu’après les anciens rendez-vous kikidonkiens. Fermer les yeux, musique sur les oreilles, me laisser bercer. Avant de retrouver Montpellier.

[...]


Et puis : Langue piercée depuis quelques heures.
Ca promet pour demain matin.

jeudi 3 août 2006

"I’D PAY TO HAVE YOU NEAR."

Encore meilleur. Un Brian déchaîné et tout nouvellement rasé. Du matin même. Et tout vêtu de noir. Simple et classe. Un Stefan encore plus sexy dans son pantalon moulant blanc. Et Steve toujours énervé là derrière.

[...]

Le réveil qui sonne trop tôt et un train à prendre. Les mêmes affaires que la semaine auparavant. Une petite culotte en plus pour la nuit. Changement à Marseille. Puis à Cannes. Et la petite gare de Juan-les-Pins qui me rappelle celle du village de mes parents. La rejoindre elle sur le quai en face avant de parcourir les rues à la recherche de la Pinède. Trouvée peu de temps après.

Après-midi passé entre la plage de derrière et la pelouse de devant. Un café au-dessus de la mer pour tenter d’apercevoir quelqu’un. Pas de Brian à l’horizon mais voir Sue, la chanteuse de Pravda, topless. Et des techniciens mignons. Retour sur la pelouse au milieu des fans. Certains visages connus à force de concerts à se croiser. Montpellier, Nîmes, ... Mais je n’imaginais pas aussi loin.

Des amis à elle à l’ombre des arbres ou comment ne pas voir les heures filer. La file qui commence et déjà des ennuis d’organisation. Peur de devoir rentrer dans les derniers après tant d’heures d’attente. Mais finalement tout s’arrangera au dernier moment ou presque. Discuter avec les gens autour. Un appel de lui, sur la plage, derrière. Nouvelle coupe de Brian. Et la nouvelle que je propage autour de moi. Entendre quelques notes. Eux qui répètent. Ne pas y croire vraiment mais... Oui, c’est bien The Crawl qu’on entend là. Par deux fois même. Oser espérer l’avoir le soir. Estomac vide depuis la veille et tête qui tourne ; grignoter quelques miettes de Palmitos.

La musique qui se tait, un peu d’attente encore et les portes qui s’ouvrent. Fouille rapide, sac presque vide de toute façon. Les jambes qui se mettent à courir pour les derniers mètres et encore les premiers rangs.

Bande-son d’attente identique. Encore les QOTSA, les Smash’ et NIN pour le plaisir des oreilles.

Pravda qui entre en scène accompagné d’une fine pluie. Mini short de cuir noir et t-shirt blanc pour la demoiselle au corps parfait. Qu’elle quittera plus tard pour dévoiler une mince bande noire. Un ordinateur dans le fond. Les titres qui y défilent et me permettent de fredonner les refrains.

Enfin, un peu plus tard... Les musiciens additionnels et eux trois, toujours le même ordre d’arrivée. Look différent de la semaine précédente comme dit plus haut. Un Brian plus bavard. Les premières phrases ne se font pas attendre et s’enchaînent, entremêlées de chansons. Cris stridents des molkettes et autres nouveaux fans. Hurlant tour à tour les refrains des derniers singles. Incapacité totale de sortir mon appareil photo. De par le public compressé au possible. Et de par les vigiles veillant à chaque mouvement. Alors essayer de profiter encore plus pour garder chaque image en tête.

Set-list identique, quelques chansons pour mon plus grand plaisir et d’autres dont je me passerais sans trop de déception...

Et. Alors qu’on attend 36 Degrees. Brian nous annonce. Une chanson qu’ils n’ont pas jouée depuis des années. Depuis 1997 sans doute. Proposée par Stefan. "Si ça foire c'est de sa faute." Et le public. Scandant son nom. Tapant des mains. Des pieds. Pour le remercier. Sachant ce qui va suivre.

Les premières notes de The Crawl.

Mes yeux embués de larmes qui ne se détachent pas de la scène. Sa voix et leur musique jusqu’au bout de mes doigts. Les lèvres qui osent à peine remuer sur les paroles. La joie, la surprise, la fierté qui se mêlent. Pas de Without you I’m nothing sur cette tournée-là mais putain si c’est pour avoir The Crawl ils peuvent la zapper quand ils veulent.

Reste de la set-list sans surprise... Suivre les rappels depuis le fond de la fosse, pour éviter l’overdose de molkettes me gâchant la fin du concert. Running up that hill et Nancy boy capturées sur mon écran. Un Twenty Years pour finir et quelques images de leurs dernières secondes sur scène. Nous ruer vers le merchandising avant même que les lumières ne reviennent. Le rayé pour chacune. Assorti au badge tout nouvellement fait.

Rejoindre la plage. Trop de monde pour espérer les croiser. Ils ont dû filer aussitôt sorti de scène.

Petit ennui d’organisation quant au retour sur Nice. Heureusement Benoît est là, et ses copains prêts à nous offrir une place dans la voiture. Le Mouv’ dans le poste radio, et Placebo quelques minutes plus tard, comme le mercredi précédent. Repenser à la soirée au milieu des discussions musicales. Une putain de bonne soirée. Un putain de concert. Des heures d’attente et une organisation de merde mais si c’est pour les voir dans cet état-là et avoir The Crawl et Nancy Boy, je recommence quand vous voulez. Alors se dire que... Toulouse dans quelques mois ? C’est bien possible, oui.

[...]

Benoît tout juste quitté, Placebo encore plein la tête, et nous retrouver devant les Running Birds. Histoire de ne pas trop redescendre d’un coup. Le King’s presque vide, fin de soirée presque privée. Discussions avec eux sur Placebo et le concert, sur mes badges ornés de leur logo, et le reste j’ai oublié.

[...]

Je ne devais pas être là le lendemain mais finalement Nice m’a gardé un jour de plus. Journée sous la chaleur une fois de plus. Comme depuis des mois. Alors nous offrir une soirée. Encore Le King’s. Encore les Running Birds. Pour la dernière fois peut-être. Soirée pleine de petites choses à raconter, mais que je vais garder pour moi. Pour le moment du moins. Il y a juste eu un t-shirt de gagné, un verre de renversé, les flics qui nous ont fait peur, Grace pas jouée, un cocktail délicieux, moi presque en soutif au milieu du pub, un ticket avec lui d’après elle, la rencontre avec Lily, un e-mail dans ma poche, un espoir pour Brescia, un numéro dans mon répertoire, une soirée éternisée sur le pas de la porte et l’envie de ne pas les quitter.

Bande-son : Thom Yorke :: And It Rained All Night [The Eraser]
Et puis : Des semaines que j’ai reçu mes produits Suicidal.
Et toujours pas de photos ;
Il va falloir remédier à ça.

lundi 24 juillet 2006

"CAN'T YOU SEE THESE SKIES ARE BREAKING ?"


Aucun programme de prévu avant le début des vacances, et finalement, les semaines se complètent les unes après les autres. De chouettes vacances, pas prêtes de se terminer.


Il y a eu son week-end d’anniversaire surprise à Nice. Un dernier week-end presque tous ensemble. Un après-midi entier à farfouiller dans les boutiques à la recherche des 24. Une longue soirée à coller et peindre de retour du pub. Un samedi matin débuté de bonne heure. Un après-midi au milieu des plantes et des animaux exotiques, terminé en batailles d’eau et bronzette près de la fontaine. Nous tous enrubannés et une ouverture express des cadeaux avant le resto. Un peu de pluie et de nouveau les Running Birds pour la soirée. Avec une dédicace pour elle et ce jour particulier. Une balade au bord de la mer et un bain en jean et débardeur sur le coup des 4h dans l’eau chaude.

[...]

Il y a eu leur première partie au Théâtre de Verdure le 12 juillet. Une grande scène en plein air cette fois. L’arrivée très en avance et l’attente dans le parc puis devant les barrières. Les bises à Simone, Fabrizio et Christian avant leur entrée. Même que pu-tain-le-jean (et le reste). Ensuite, l’ouverture de portes, et nous deux seules devant comme des groupies. Mais se sentir fière. Eux, les lumières, les mecs de la sécu, le cadre exceptionnel. Les yeux écarquillés et la voix n’oubliant aucune parole ou presque. Le sourire jusqu’aux oreilles. Les mains et les jambes qui tapent sur le sol par envie de bouger. Mais il faudra attendre le rappel et System pour que la foule se rue sur les barrières. Le reste de la soirée sur les marches du haut à suivre Therapy ? de loin.

[...]

Il y a eu mercredi dernier. Et Placebo, enfin, depuis deux ans. Un sac à dos, la place achetée 4 mois plus tôt, beaucoup d’eau, un appareil photo et un ventre vide. Quelques dizaines de minutes de train, l’attendre à Nîmes, et direction les arènes en ce tout début d’après-midi. Peu de fans encore, attente à l’ombre et pause dans un café. Et l’attente devant les barrières, commencée à deux sous le parapluie fushia, continuée à 4, 5, 6. La chaleur nîmoise, les coups de soleil et les marques de bretelles dans le dos. Le choix du futur t-shirt, la pause au Quick et les jambes qui se dégourdissent un peu avant de reprendre la file. 19h ouverture des portes, fouille rapide, appareil photo bien dissimulé. Ça court dans les couloirs, ça cherche l’entrée de la fosse. Enfin. Courir, encore, loin devant, pour atteindre les premiers rangs. Et le côté gauche.

Un peu d’attente et le premier groupe qui arrive avant 20h. United. Plutôt jeune. Nous offrant un rock sympa. Set rapidement expédié. Changement d’instruments et voilà dEUS après un an d’attente. Chansons fredonnées, jambes qui remuent un peu au milieu des spectateurs engourdis. Quelques photos souvenirs, pas trop, de peur de me faire enlever l’appareil avant leur arrivée. dEUS en live plus énervé qu’en studio, tant mieux, j’aime ça. Et le monsieur aux yeux clairs.

Changement d’instruments. Les Smash’, NIN et les QOTSA pour nous faire patienter. Un rideau blanc dans le fond. Ses femmes rangées sur le côté. Son micro en face de nous. Juste en face. Celui de Stefan, plus loin, plus haut. La batterie en retrait. Entourée de la place des deux additionnels.

Radiographies qui s’affichent dans le fond. Steve qui apparaît. Vêtu de noir. Suivi de Stefan. Pantalon noir, rangers à boucles, veston court et collier brillant. Et puis. Brian. Jean comme je le pensais. Foncé. Troué sur la cuisse droite. Chemise blanche. Veston et cravate noirs. Chaussures sombres. Paupières couvertes de noir comme je n’ai pas eu le courage de le faire à cause de la chaleur. Visage rond. Ça m’a frappé. Adieu les joues creuses et les pommettes saillantes.

Infra-red balancé sans plus attendre. On embarque déjà.

Suivrons Meds, Drag, Space Monkey, Black-Eyed, Song to say goodbye, Post Blue, Follow the cops back home, Every you every me, Special Needs, One of a kind, Special K, Because I want you, 36 degrees dans une version lente et raccourcie, The Bitter End.

En rappels, Running up that hill, Nancy boy et Twenty years pour clore la soirée.

Set-list rapide et quelque peu décevante pour la plupart des fans. J’aurais aimé Allergic, Come Home, English Summer Rain et plus de chansons de Without you I’m nothing. Album rock référence, quand même, et une seule chanson. 36 degrees en version originale. Et Bionic, pourquoi pas.

Communication absente. Trois quatre mots dans la soirée. 45 minutes avant d’entendre les premiers. Quand on sait que Brian adore jouer aux Arènes, et que la dernière fois il nous avait dit trouver ça tellement beau... Déception.

Heureusement la musique suffit. Eux, quelques instruments, une scène, et hop. Du son à se damner et des images incrustées sur la rétine. Leur jeu sur scène. Leur sex’ attitude à tous. Brian à genoux devant Stefan. Steve discret derrière les futs mais le son qui martèle. Brian qui saute. Stefan allongé à quelques mètres de nous. Le regard de Brian penché sur nous. Stefan qui fait absolument tout ce qu’il veut de sa basse. Brian câlinant sa guitare. Stefan qui descend et son corps qui se tend en arrière, penché sur nous. Brian déchaîné sur la guitare à en casser les cordes. Stefan et Steve qui finissent torses nus. Une dernière photo floue de Brian quittant la scène.

Et on recommence mercredi.

Heureusement.



Bande-son : Panic ! At the disco :: Lying is the most fun a girl can have without take her clothes off [ A fever you can’t sweat out ]
Photos du concert : cf. gallerie de Deviant Art.
Et puis : Résultat des soldes =
Paire de Globe noires
+ Robe courte rouge à fleurs blanches
+ Top blanc à pois noirs
+ Shorty en dentelle pourpre
+ 2 guêpières noires
(+ 2 porte-jarretelles offerts) (par maman)
Et aussi : Cheveux courts. Et 55.5 ce matin.

mercredi 28 juin 2006

"DON’T LET THEM GET YOU, IF YOU’RE STRONG ENOUGH..."


Ce n’était pas la fête de la musique mais c’était cinquante mille fois mieux. C’était. Le meilleur. Le meilleur week-end depuis longtemps. Une journée et une nuit riches en sourires. En surprises.

Même si je n’ai pas su profiter assez de la présence de Set dans l’après-midi. Même si Laurent n’est pas resté assez longtemps. Même malgré LES sourires, les Ça va et le reste. Même si le matin s’est pointé trop vite. Même si je n’ai pas eu Next to you. Même si le train vide à 6h du mat’ après tout ça, ça fait mal.

Putain. Ce que c’était. Bon. Génial. Non, pas ça. Mieux que ça. Plus que ça.

D’abord la gare un samedi matin avec trop peu de sommeil derrière moi. Après une soirée devant deux films et les cris des supporters par la fenêtre et les larmes que dis-je les torrents qui annonçaient une nuit trop courte. Passer presque autant de temps dans le train que sous les draps. Puis Nice depuis des semaines. Ses cheveux rouge-orangé à travers la porte vitrée et les miens de nouveau noirs depuis peu. La recherche d’un coin frais et un café. Set et Marine sur les deux chaises d’à côté et Un Gens plus tard. Et puis les courses, bouteilles et sachets de chips.

[...]

L’adorable Laurent (POURQUOI ?) et la déco de rêve de son appart (je veux autant de placards dans ma cuisine, la même table basse rouge, et son paravent en fer forgé avec les frous-frous accrochés un peu partout. Et le miroir soleil. Bouh, des sous et quelques mètres carrés en plus, s’il vous plait). Alex, la découverte, puisque total inconnu jusqu’alors. Les chips, la pizza, Blink, les verres de Despé et les mots qui s’osent plus facilement. Le noir sur les yeux, le court-métrage, ses cheveux coiffés, les mascaras offerts.

[...]

Le King’s et le match de foot qui s’éternise. Les minutes qui passent. Lentement. Trop. Les attendre. Les vouloir. Aurélien. Pas revu depuis un moment. Sortir un peu. S’échapper de la chaleur. Allumer une clope. Puis deux. Les voir arriver. LE sourire.

[...]

Devant, juste derrière les barrières, les regarder s’installer. Regard insistant de Christian sur mon t-shirt. Signe de sa main. Me demande d’approcher. Pour mieux voir. Le débardeur. Tout neuf de quelques jours. Sérigraphié en leur honneur. Le nom du groupe en lettres rouges sur la poitrine. Le logo dans le dos. Quelques mots échangés. Bise de sa part. Et de Fabrizio.

[...]

Soirée qui passe trop vite. Le bonheur au bout des doigts. Il n’y avait pas les paillettes mais des couleurs phosphorescentes tombaient du ciel. Des signes de leur part, fiers de mon t-shirt. Des sourires, des regards, et des conversations avec Christian. Mais des chansons, surtout. Leurs reprises, à la perfection. Même Claire a eu ses surprises. Queen, pour la première fois. Et même les Red Hot et les Strokes, comme on s’y attendait. Simone et ses converses rouges. Rouges ! Quelques heures vers le matin et les quitter sur des à bientôt silencieux.

[...]

La plage. La nuit noire. L’air frais. Les galets. Les groupes bourrés. Nous quatre.

[...]

Longer la mer. Continuer vers le port. Les bateaux immenses. Les lumières magiques. Le souvenir de l’année dernière. Trouver la pizzeria. Qui ferme. Bientôt les 4h et un autre restaurant qui s’apprête à ouvrir. Bises à Aurélien. Promesse de revenir bientôt. Passer le temps sur le banc. Face à la mer. L’heure et puis le petit déjeuner alors que la nuit est toujours là. L’heure encore et presque la fin. Les rues niçoises. Claire habillée presque comme moi, encore une fois. Nos pantalons noirs, nos débardeurs noirs ornés de rouge et nos sacs bandoulières côte à côte. Promis, la prochaine fois, je mets des couleurs ("Morticia", moi ?). Le jour qui se lève en approchant de la gare. Un coup d’œil aux horaires, quelques minutes. Passées assises sur le trottoir. Avant de les laisser pour rejoindre mon quai. Wagon vide. Siège immense. M’allonger. Regard vers l’extérieur. Regard vide. Dans le flou. Le sommeil qui mettra quelques heures à venir. Alors Dig it en attendant. En boucle parce que la soirée. En boucle parce que Eux. En boucle parce que Nous.

[...]

Les yeux qui papillonnent de nouveau. Avignon centre. Enfiler mes docs délaissées plus tôt sur la moquette, attraper mon sac au vol, et quitter le train. Pour retrouver la mère sur le parking de la gare. Ma mère et le décalage. Ce putain de décalage. Trois secondes seulement dans la voiture et déjà l’envie de larmes et de fuir. Trois secondes et l’envie de changer le temps. De revenir en arrière ou de l’accélérer. De ne pas être là.



Bande-son : The Smashing Pumpkins :: Zero
[Melon Collie and the Infinite Sadness]
Site : www.therunningbirds.com
Et puis : P.A. est vraiment trop mignon =(