vendredi 11 juin 2010

vendredi 4 juin 2010

REVOLUTIONARY ROAD.

"All I know, April, is I want to feel things. Really feel them, you know. How's that for an ambition?"

"Our whole existence here is based on this great premise that we're special and superior to the whole thing. But we're not. We're just like everyone else. Look at us. We've bought into the same ridiculous delusion. This idea that you have to resign from life and settle down the moment you have children. And we've been punishing each other for it."

"I mean, I was probably just as scared as everyone else, but inside I never felt better. I felt alive. I felt full of blood. I felt... Everything just... Everything seemed more real."

"If being crazy means living life as if it matters, then I don't care if we are completely insane."

"Can't leave, can't stay. No damn use to anyone."

dimanche 30 mai 2010

"I HOPE I'LL DIE BEFORE I GET OLD..."


Denis Wielemans

9 octobre 1982 - 30 mai 2010

samedi 22 mai 2010

"I LIKE WHEN YOU STAND ON MY TONGUE, AND WHEN YOU DIVE INSIDE MY THROAT !"


Ghinzu, la dernière, ou presque. La toute dernière date en salle, après plus d’un an de tournée. Bien sûr, l’aventure n’est pas tout à fait terminée, on craquera sûrement pour quelques festivals ici et là cet été, mais ce sera bien loin d’être pareil.

J’ai fini ce concert avec un sourire d’extase et en même temps une boule dans la gorge à cette idée-là.


On a atterri au 2ème rang côté Jean à cause du mec de la billetterie pas pressé du tout, mais au final ce n’était pas plus mal. Les petites blondes ignorantes devant nous n’ont pas bougé d’un pouce durant tout le concert, excepté pour nous lancer des regards noirs à chaque fois qu’on osait les toucher. Ce à quoi nous avons évidemment répondu en intensifiant les pogos et les sauts n’importe comment, au final on avait une place immense dans la fosse rien que pour nous. Des mecs bourrés ont bien fait chier sur toute la première partie du concert en gueulant de la merde et en poussant tout le monde, mais le pire a été atteint lorsqu’ils ont commencé à pourrir l’instru de Dragster Wave, j’aurais pu les tuer sur place. Heureusement, quelques « Ta gueule » et des plus gentils « Chut » ont eu raison de leur petit groupe. Mika avait encore son t-shirt Fuck, John a apparemment bien aimé ma petite banderole, et son combo sourire + regard rien que pour nous a encore fait fondre mon petit cœur de groupie. A un moment un mec avec un pass, sans doute du staff de la salle, est monté sur scène et a commencé à se dandiner, volant la vedette à John qui l’a fait virer en 2 secondes chrono, regard de tueur compris. La scène était trop loin du coup impossible de voir la setlist, on a commencé à s’inquiéter quand on a remarqué que l’enchainement ressemblait à celui de Blois, mais au final on a encore eu bien plus que ce qui était prévu. De toute façon le public était bien plus bruyant et surtout au moins deux fois plus nombreux, plus que chaud du début jusqu’à la fin et carrément bouillant pour les rappels, on s’est senti beaucoup moins seules. Pour autant ça ne nous a pas empêché de martyriser nos cordes vocales ainsi que les oreilles de nos voisins. Après The End of the World John a pianoté quelques notes avant de se concerter avec les autres, j’ai entendu un « On fait l’autre ? » et puis ils nous ont joué un petit quelque chose qui ressemblait tantôt à Mother Allegra, tantôt à Purple Rain. Bon en fait c’était pour lancer Chocolate Tube, même version qu’à Blois d’ailleurs, c’est-à-dire avec un long final en instru à la place de John qui tente de faire répéter à la foule les « Ah qu’est-ce que c’est ? Ah ah ! ». Le premier rappel a commencé sur High Voltage Queen où j’aurais bien voulu voir ma gueule totalement surprise. John n’est toujours pas monté sur son clavier pendant Kill The Surfers mais il s’est rattrapé à la fin sur Mine, et Greg a fini en chemise + caleçon, s’amusant à faire des grimaces derrière son micro. Et puis c’est lui qui a définitivement clos le concert, tout dernier à sortir de scène, gueulant des « One mooooore » à qui voulait bien l’entendre.


Mother Allegra / Mirror Mirror / Dream Maker / Cold Love / Take It Easy / Dragon / The Dragster Wave / 21st Century Crooners / Do You Read Me / The End of the World / Chocolate Tube // High Voltage Queen / Kill the Surfers // This War is Silent / Blow // Twist & Shout / Mine.


[ photos ]

vendredi 14 mai 2010

"BARBARY, CARTEA NEGRA, TSUNAMI, ENOLA GAY, KAMIKAZE, VALKIRIES, ..."


Je vais faire du 2-en-1 aujourd’hui, parce qu’avec deux fois le "même" concert à 3 jours d’intervalle, je risquerais de me répéter.

EZ3kiel vs Hint. Une collaboration entre les deux groupes pour un unique concert au départ. Qui a donné suite à une tournée en 2009, et qui a débouché sur un CD / DVD live à la fin de l’année. Tournée que j’avais manquée, DVD dont je m’étais passé, pour garder la surprise, une fois que je les pourrais les avoir pour de vrai en face de moi. Arrive donc la tournée 2010, avec deux dates que je ne pouvais rater : Avignon le jeudi 22 avril, et Montpellier le dimanche suivant. Et en bonus, un pass photo pour la première.

C’est ainsi que j’ai pris une énième grosse claque. Tant visuelle qu’auditive. Du genre à en avoir les yeux écarquillés qui ne savent plus où se poser, du genre à en laisser l’appareil photo de côté, du genre à en fermer les yeux pour se laisser imprégner par la musique. C’est là que je me suis dit que j’avais eu plus que raison de garder la surprise totale pour la découverte live. J’étais comme une gosse découvrant ses cadeaux de Noël, passant du sourire au rire, du rire à la bouche bée, et inversement. Quant au second soir, je n’en étais pas moins émerveillée. Profitant de la connaissance du set – et de l’absence de pression photographique – pour capter ce que j’avais manqué la première fois, pour mieux jouir de mes passages favoris, pour apporter un autre regard à l’ensemble, pour trépigner d’impatience quant à certains morceaux.

Les morceaux justement : une sélection des meilleurs d’EZ3kiel, alternés avec ceux de Hint, agrémentés d’une petite reprise au milieu. Ne connaissant pas Hint avant ça, je ne pourrais pas parler des arrangements de leurs morceaux, mais ceux d'EZ3kiel ont ainsi pris une toute autre dimension. Leur univers était ici dépouillé, adieu les écrans et les jeux interactifs, pour gagner en lourdeur et en puissance. De l’autre côté, ils apportaient une dimension plus poétique aux morceaux de Hint. « Une déflagration mélodique entre post-rock et électro hybride », « un univers rare, lourd, bruitiste et aux accents mélancoliques », « un son épais, inqualifiable, aux frontières de l’électro et de la noise indus, habillé de mélodies puissantes et terriblement romantiques », peut-on lire ici et là.

J’ai vu 6 musiciens prendre leur pied sur scène, nous surprendre à chaque morceau, nous offrir des innovations sonores et visuelles, envoyer les notes nous bousculer, et au final nous jeter du lourd en pleine gueule. J’ai vu 6 potes plus qu’en forme, sourire tout le long du set, vivre la musique avec leurs tripes, faire les cons entre eux, pousser à la limite claviers, fûts et cymbales, cordes métalliques et cordes vocales. J’ai vu deux publics comblés, se laisser emporter par la force du spectacle, monter en énergie, applaudir et hurler à n’en plus finir, ovationner les deux groupes groupes comme ils le méritaient. J’ai vu ce qu’il ne fallait pas manquer.


100% White Puzzle / Via Continum / Beautiful Old Betty / Wagma / Mr Investigator / Chinatown / The Wedding / Flexible / Versus / Eyes in Axis / Volfoni’s Revenge // Firedamp.


[ photos ]