dimanche 19 juin 2005

Mon premier questionnaire par lien. Ça se fête. Et en plus, il m’a été transmis par Mademoiselle Clic. Ça c’est la classe.
Il faut que je sois doublement à la hauteur, du coup.


1 - Combien de films en salle et/ou en DVD voyez-vous par an ?
En salle.
Un ou deux par mois, en moyenne. Ce qui fait autour d’une quinzaine par an.
En DVD.
Un peu plus, entre ceux que j’achète, ceux que je loue, ceux que j’emprunte à la bibliothèque, et ceux que je regarde plusieurs fois de suite. Deux ou trois par mois, je pense, donc à peu près 30 par an.

2 - Quel est le dernier film que vous avez vu au cinéma ? Et/ou vu en DVD ?
Au ciné.
Last days, de Gus Van Sant, vu deux fois.
En DVD.
Les Jolies Choses, de Gilles Paquet-Brenner. Même que, putain, la claque.

3 - Quel est le film que vous auriez envie de (re)voir ?
Il y en a sûrement des tas, mais ceux qui me reviennent en tête, là, tout de suite...
Voir.
- Engel et Joe, de Vanessa Jopp, parce que j’aime déjà les acteurs.
- Cry baby, de John Waters.
- Donnie Darko, de Richard Kelly.
Revoir.
- L’Effet Papillon, de Eric Bress et J. Mackye Gruber.
- Ghost World, de Terry Zwigoff.
Et pas mal de films sortis au cinéma cette année, et donc pas encore en dvd : Closer (entre adultes consentants), de Mike Nichols, Neverland, de Marc Forster, De battre mon cœur s’est arrêté, de Jacques Audiard.

4 - Lorsque vous regardez un film comment vous comportez-vous ? (seul ou en bande, nourriture, boisson, position et autres manies diverses...)
Au cinéma, le plus souvent, seule. Quelques fois accompagnée, une, deux, trois, voire quatre autres personnes, mais rarement plus. Aucune nourriture ni boisson dans les petites salles (de toute façon, c’est interdit), quelques fois un petit paquet de pop-corn pour les grands cinémas. Pour la position, je suis incapable de rester sans bouger. Surtout les jambes.
Pour les DVD, souvent, c’est allongée sur ou dans le lit, et seule. Le pot de Nutella rarement loin.

5 - Citez les cinq films (ou les dix ou les deux cents) qui vous ont le plus marqué.
- Edward aux mains d’argent, de Tim Burton. Parce que ça a été mon tout premier Burton, lorsque j’étais petite, et que j’ai toujours gardé ce film en tête. Parce que c’est son meilleur, à Tim, et que Johnny Depp est terriblement touchant. Et parce que la scène de la danse sous la glace, et le « Hold me » « I can’t »... [Et aussi parce que je suis capable de le regarder 3 fois de suite.]
- Eternal Sunshine in the Spotless Mind, de Michel Gondry. Parce que Joel, parce que Clementine. Parce que Lacuna. Parce que la tonne de répliques qui font *boum*. Et juste parce que.
- Ghost World, de Terry Zwigoff. Parce que Scarlett Johansson, et surtout, surtout Thora Birch. Parce que l’ambiance un peu Daria. Parce que le sex-shop et le masque noir. Parce que les cheveux verts et le blouson en cuir.
- Requiem for a dream, de Darren Aronofsky. Parce que l’histoire de H. Selby Jr. Parce que la mise en scène. Parce que les plans. Parce que la musique. Parce que tout. Parce que *Waouh*.
- 8 Mile, de Curtis Hanson. Parce que l’avant-première au Grand Rex, parce que la déco de la salle, parce que les cris et les applaudissements à la fin et parce que ce souvenir. Parce qu’Eminem et son talent. Parce que ce film.

6- Passez le relais à trois cinq (je préfère avec cinq, aussi) personnes.
- Steph, parce qu’elle commente L’Auberge Espagnole avec moi par textos.
- Virginie, parce que je veux en savoir plus sur ces goûts cinématographiques.
- Loiz, parce que ça me donne l’occasion de. Mais sans.
- Nevermind, parce que ça l’obligera à poster en revenant de vacances.
- Nadja_G, parce que j’aime beaucoup ses chauve-souris. [D’ailleurs, je me demandais s’il était possible de les emprunter, pour les imprimer sur un t-shirt ?]
- Boyan, parce qu’il a l’air de voir voit pas mal de film. Et parce qu’il m’a engueulé, aussi.

(Oui, je sais, ça fait six. Et alors ?)

"LIKE VIOLENCE YOU HAD ME FOREVER AND AFTER..."

Début de la journée passé au centre de tri postal d’Avignon, pour ma matinée de formation, en vue de mon job d’août.

Dommage pour Steph, il y a deux centres de tri ici, un pour les lettres, un pour les colis. Et celui où je bosserais est celui des lettres. Pas de paquets piégés, alors !


Après-midi commencé dans la chaleur suffocante de la voiture. En rentrant, je suis passée dans ma chambre mettre mon maillot, le rose (oui oui, rose. Oui bah hein !) avec les fleurs tahitiennes (je ne sais pas, en fait, mais ça m’y fait penser), avant de sortir me plonger dans l’eau fraîche de ma piscine. J’ai entendu les premières cigales de l’année. Enfin. Je les attendais depuis longtemps. Depuis des semaines. Et puis j’ai bronzé, aussi, allongée au soleil. J’ai vu les marques des bretelles de mon maillot, dans le miroir de la salle de bain. Elles se sont ajoutées aux marques du débardeur que je portais à Marseille. Alors, après ma douche, je me suis mise de monoï, et j’en ai l’odeur depuis tout à l’heure.


J’aime bien l’été. Surtout quand il a quelques jours d’avance.

vendredi 3 juin 2005

"I WISH I WAS SPECIAL, BUT..."

J’ai eu envie besoin de cigarette et de larmes, hier soir. Ça va bien ensemble, je trouve. Le goût du tabac et celui des gouttes salées s’harmonisent bien, dans ces moments-là. Depuis deux jours, j’ai de nouveau cette impression de vide. Ca faisait longtemps que je ne l’avais pas ressentie, et c’est revenu d’un coup. Pourtant, j’ai passé de plutôt bonnes journées cette semaine. Je ne vois rien qui aurait pu être le déclencheur. Au contraire, j’aurai de bonnes raisons de garder le sourire. Et pourtant, je n’y arrive pas. Du vide. C’est tout.

J’ai encore peu dormi, cette nuit. Quelques heures seulement. J’arrive de moins en moins à trouver le sommeil, et observe les heures s’écouler jusqu’à 4h ou parfois 5. Je me rappelle, l’été dernier, je passais la plupart de mes nuits à lire et regarder des films, et je ne m’endormais souvent que lorsque le jour pointait. J’aimais bien, me glisser sous les draps, poser ma tête sur l’oreiller et fermer les yeux dans la fraîcheur matinale, avec les premiers rayons de soleil qui se glissaient entre mes volets. Et les chants des oiseaux, aussi.

La semaine prochaine, je vais aller passer quelques jours à Montpellier. Il faut que je paie mon dernier loyer, et que je commence à ramener quelques affaires. J’en profiterai aussi pour changer d’air, j’en ai besoin. Je me demande comment je vais tenir jusqu’en septembre sans partir en vacances. Hum. Je vais sûrement aller revoir Last Days. Seule, cette fois. Ça aussi, je crois que j’en ai besoin. Et puis, flâner dans les rues, m’arrêter sur la Com’ pour écouter les musiciens (en espérant que les ‘nôtres’ y soient, cette fois), faire un petit tour à LaBoutik (et revoir le vendeur, hum hum), m’installer sur le sol de la Fnac pour dévorer les livres que je ne peux acheter, chercher les boutiques dont j’ai le nom sur ce bout de papier, fouiller dans les livres d’occasions, et pourquoi pas, me balader avec mon appareil photo et le remplir.

mercredi 1 juin 2005

"WHEN IT SPINS, WHEN IT SWIRLS, WHEN IT WHIRLS, WHEN IT TWIRLS..."

Le 7 septembre, Eminem sera en concert à Paris, et je me suis dit que ça pourrait être drôle d’y aller habillée comme dimanche. Je ne sais pas qui sera à mes côtés ni où je passerai la nuit, mais je sais que vendredi, je serais à la billetterie de la Fnac, et que je rentrerai chez moi avec un trésor bleu dans mon sac.

J’ai une poupée guatémaltèque, une de celles que l’on cache sous l’oreiller toute pleine de nos soucis. J’en voulais une depuis des mois, et puis, cet après-midi, je me suis décidée. J’en ai acheté deux. Demain, j’écrirai une lettre à Steph pour lui envoyer, avec sa poupée.

Hier soir, non, cette nuit, j’ai terminé mon premier Maupin, et j’ai aimé. J’ai même presque pleuré. Je ne me souviens que de deux livres qui y sont vraiment parvenus, à me les faire verser, ses larmes. Cujo, de S. King, et, aussi bête que ça puisse être, Harry Potter et l’Ordre du Phénix (que j’ai d’ailleurs recommencé à lire ce matin). Ça étonne souvent que je puisse pleurer à cause d’un livre. Un film, une musique, ça oui, ça peut faire pleurer. Mais un livre, apparemment, non.

Je me demande s’il y a des gens qui passent sur les autres rubriques. Je me demande s’il y en a qui lisent sans jamais laisser de trace. Je me demande s’il y en a qui se retrouvent dans ce que j’écris. Je me demande s’il y en a qui s’emmerdent en me lisant. Je me demande s’il y en a qui reprennent mon blog du début. Je me demande s’il y en a qui lisent plusieurs pages. Je me demande s’il y a des gens que je connais qui me lisent sans que je le sache. Je me demande s’il y a des lecteurs réguliers. Je me demande s’il y en a des occasionnels, qui repartent avec un bout de moi. Je me demande s’il y en a qui traduisent mes mots en images dans leur tête. Je me demande s’il y a des gens de ma/mes ville(s) qui me lisent.


Edit : J’avais oublié la nouvelle la plus importante de la journée. Et c’est pas rien. J’ai mon année. En septembre, j’entame ma deuxième année de licence de psychologie. Je crois que je ne réalise pas vraiment. Je m’attendais tellement au rattrapage. Mais j’ai réussi. Pas une note en dessous de la moyenne, pour ce semestre. Youpi !

samedi 28 mai 2005

"THERE'S NO TIME FOR RUNNING AWAY NOW..."

Je suis allée à la bibliothèque, hier après-midi. J’ai marché, sous le soleil brûlant. Le bus était presque vide, je le prends au deuxième arrêt. Je me suis assise dans le fond, et j’ai appuyé mes Docs sur le support des sièges de devant. Mon lecteur cd n’a plus qu’un écouteur qui fonctionne, j’ai mis le son plus fort que d’habitude. J’ai eu le temps d’écouter l’album en entier, avant de descendre, au terminus.

Je n’étais venue que pour rendre mes cd et en emprunter de nouveaux, mais je n’ai pas pu m’empêcher de faire un détour par les rayon livres. Je suis finalement repartie avec les Chroniques de San Francisco dans mon sac, alors que j’avais un Maupin à peine entamé qui m’attendait chez moi.

Et puis, la rue de la République, avec ses boutiques aux vitrines aseptisées. Je suis rentrée, dans une des seules qui ne me donnent pas envie de vomir. Cette boutique de vêtements de tous les styles, où il y a toujours un petit quelque chose à dénicher. Et j’ai trouvé. Sans même chercher vraiment. Du noir. Cette jupe, que j’attendais depuis des mois. Et puis ce débardeur, avec de la dentelle. Et cette robe, sublime, un peu chère, mais quand même. Elle va si bien avec mes Docs. Tout comme la jupe.

J’ai pris quelques photos, mais je n’en suis pas du tout satisfaite. Un seul bon cliché. A garder. Le reste. A jeter. D’un simple clic. Un peu le même que celui de quelques heures plus tôt.

Je me suis dépêchée de rentrer à la gare. Je n’avais qu’une dizaine de minutes pour avoir mon train.

Il y avait du monde, sur le quai. Le train s’est vite rempli. Les fenêtres étaient ouvertes et laissaient passer un peu d’air, mais la chaleur était trop étouffante, je n’avais qu’une envie, arriver, vite.

Bientôt on entendra les cigales, et l’été sera vraiment là. En attendant, ça sent bon, les vacances.